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Ce que Patrice Evra n’avait jamais osé dire sur Manchester United

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Ancien latéral gauche emblématique de Manchester United, Patrice Evra a replongé dans ses souvenirs d’Old Trafford. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la formation des jeunes et la gestion du vestiaire sous l’ère Sir Alex Ferguson n’avaient rien à voir avec les standards actuels.

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À l’époque, les jeunes de l’académie avaient pour mission de nettoyer les chaussures des joueurs de l’équipe première. Un rituel qui choquerait sans doute aujourd’hui, mais que l’ancien international français décrit comme un privilège : «À l’époque, les enfants nettoyaient nos chaussures, mais c’était comme une récompense. Oh mon Dieu, je nettoie les chaussures de Ronaldo, de [Roy] Keane ou de [Ryan] Giggsy. Si vous faites cela aujourd’hui, les enfants diront peut-être que c’est de l’esclavage. Ce n’est pas leur faute, c’est parce que nous leur donnons tout.»

Pour Evra, cette rigueur faisait partie de l’ADN du club. Le manager écossais façonnait ses joueurs par l’exigence, parfois brutale, mais toujours orientée vers la performance : «L’éducation est différente, les parents sont différents. Dans le passé, nous avons appris à la dure, c’est ce que nous connaissons et c’est là que nous donnons le meilleur de nous-mêmes. Si Ferguson passe un savon à certains de ces enfants, je ne suis pas sûr qu’ils reviendront s’entraîner le lendemain. Pourrais-je leur en vouloir ? Non. Parce que c’est une autre génération. C’est la société. C’est plus important que le football.»

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«Si on perd, ce sera de ta faute»

Evra se souvient aussi d’un moment marquant avant la demi-finale de Ligue des champions 2008 contre le FC Barcelone de Lionel Messi. Devant tout le vestiaire, Ferguson aurait lancé : «Ferguson, devant tout le monde, a commencé la réunion comme ça : «Oh les gars, aujourd’hui, c’est un match important et si nous perdons, ce sera à cause de Patrice». Nous nous sommes regardés et je me suis dit : « Bon, ça fait beaucoup de pression ». Ferguson a dit : « Patrice, je me fiche que Messi soit le meilleur footballeur du monde, peu importe. Si nous perdons, si nous ne parvenons pas à neutraliser Messi, je te tiendrai pour responsable ».»

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Une méthode radicale, mais que le Français dit avoir vécue comme un moteur : «Il me connaissait et savait comment me gérer. Je sais qui je suis. Je connais mon éducation. Je sais où j’ai grandi. Je n’ai jamais voulu qu’Alex Ferguson me dise : «Bravo, tu as bien joué». Je voulais qu’Alex Ferguson me tue et me dise : «Tu as raté cette putain de passe». Parce que je voulais être parfait»

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