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Christophe Dugarry lâche enfin la vérité sur Zidane

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Peu après l’annonce du décès de Rolland Courbis, Christophe Dugarry a levé le voile sur un épisode tendu de sa carrière, datant de janvier 1999, alors qu’il évoluait à l’OM. L’ancien champion du monde raconte comment il a failli quitter le club phocéen pour rejoindre la Juventus, mais que la situation a viré au conflit avec son entraîneur de l’époque.

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«On est au vert à Fuveau à l’époque, à côté d’Aix en Provence, et la veille de match il me dit que je vais signer à la Juventus de Turin. Je viens d’avoir mon premier enfant, né au mois d’octobre, je suis installé à Marseille, on vient d’être Champions du Monde six mois avant… Je suis bien à Marseille, tout se passe bien, je suis tranquille, je suis enfin assez stable après mes passages à Milan et Barcelone qui n’ont pas été concluants. Je ne veux pas partir à la Juve, j’appelle Zizou et je lui demande comment ça se passe, s’il va rester. Il me dit que dans six mois il s’en va… Rolland insiste pour que je signe là-bas», se rappelle l’ancien joueur de l’OM au micro de RMC.

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Le face-à-face houleux

Mais la conversation avec Courbis tourne rapidement à la confrontation : «Je dis que je ne veux pas y aller là-bas, dans le brouillard… J’ai enfin un peu de stabilité. Il me dit ‘de toute façon, tu n’as pas le choix, j’ai déjà trouvé ton remplaçant, c’est Bruno Rodriguez’. Je me suis enfermé dans la chambre. Mais il me dit ‘l’avion est parti de Turin avec le directeur sportif, tu pars, ça y est, c’est réglé’. Je lui dis que je ne pars pas, et je me bloque dans la chambre. Je ne donne plus de nouvelles, je ne réponds à rien. A l’arrivée, je ne pars pas, j’arrive à tenir le truc, et ils vont signer Thierry Henry quinze jours après, où ça se passe moyen. C’était Rolland, qui n’était parfois pas qu’entraineur. Cela fait partie des grosses colères. C’était un face à face, nez à nez. Ça a été compliqué, c’était limite. Imagine Rolland avec sa gouaille, et moi qui lui dis que je ne vais pas partir… On était à deux doigts du coup de tête, c’était vraiment très chaud.»

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