- juin 9, 2026
- Par 7buts
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CR7, Buffon, Casemiro : Danilo raconte ce que personne ne voyait
Ancien joueur du FC Porto, de Manchester City et aujourd’hui de Flamengo, Danilo Luiz a livré un témoignage riche dans un entretien accordé à The Athletic. Le latéral brésilien y revient sur les grandes étapes de sa carrière et sur les figures marquantes qu’il a côtoyées, à commencer par Cristiano Ronaldo.
Après son passage à City, Danilo rejoint la Juventus et découvre un environnement où la culture de la victoire est omniprésente. Dans un vestiaire déjà structuré par des cadres comme Buffon, Bonucci ou Chiellini, il explique avoir appris une nouvelle dimension du haut niveau. «Tout ce que j’ai vécu auparavant m’a préparé à ce moment. J’ai joué à la Juventus à une époque où l’équipe enchaînait les victoires, parfois moins. J’étais plus expérimenté, plus serein, plus concentré sur moi-même et sur le football. La Juventus était un club fantastique et important pour moi car mes enfants y ont grandi. J’y étais bien accueilli, je me sentais aimé et j’essayais de rendre la pareille. J’ai joué avec Gianluigi Buffon, Leonardo Bonucci et Giorgio Chiellini. J’ai appris d’eux comment les Italiens vivent et jouent au football, cette passion et cette ténacité», confie-t-il.
Cristiano Ronaldo, un leader au quotidien
Mais c’est surtout la présence de Cristiano Ronaldo qui marque profondément son expérience en Italie. Déjà connu à Madrid, Danilo retrouve un joueur encore plus mûr, toujours aussi décisif et professionnel. «J’avais déjà joué avec lui [Cristiano Ronaldo] à Madrid. À Turin, il était plus expérimenté, mais il a continué à marquer beaucoup de buts, tout en restant toujours professionnel. Il nous poussait à nous surpasser, à l’entraînement comme en match. On imagine souvent Cristiano comme un extraterrestre, mais c’était un homme simple, qui riait et s’amusait en famille. Bien sûr, Cristiano vit pour le football, dans presque tout ce qu’il fait, avec la volonté de s’améliorer chaque jour», explique-t-il.
L’expérience fondatrice du FC Porto
Avant de côtoyer les plus grandes stars du football mondial, Danilo Luiz a franchi un cap déterminant au FC Porto. Un passage qu’il considère comme essentiel dans son développement. C’est également là qu’il a partagé le vestiaire avec des joueurs comme Casemiro, qu’il avait même encouragé à rejoindre le club portugais. «Casemiro est un ami. Quand il est parti au FC Porto, il a failli signer en Italie. Mais je lui ai dit : “Vas-y, tu dois venir à Porto, la ville est fantastique, le club aussi, et puis on a une équipe jeune, tu t’y sentiras bien, c’est le meilleur endroit pour exprimer ton potentiel, pour montrer ce dont tu es capable.” Il est venu, il a cru en moi, et on a passé une bonne année ensemble à Porto avant de partir à Madrid. Là-bas, on a essayé d’être ensemble presque tout le temps. On s’est soutenus mutuellement. Je suis fier de l’histoire qu’il a écrite avec le maillot du Real Madrid», raconte-t-il.
Le Brésil et la Coupe du monde 2026
Aujourd’hui focalisé sur la sélection brésilienne, Danilo Luiz évoque également les ambitions de l’équipe du Brésil pour la Coupe du monde 2026. Il insiste sur la difficulté des attentes dans un pays où la victoire est toujours considérée comme une obligation. Il salue aussi l’arrivée de Carlo Ancelotti, qu’il décrit comme une figure humble et exigeante, à l’image des plus grands champions.
«Au Brésil, les gens n’avaient pas vraiment confiance en l’équipe nationale. Ils s’attendaient à ce qu’on gagne tous les matchs 3-0, en jouant bien. Mais toutes les équipes qu’on affronte se préparent bien et défendent bien. Ce n’est pas facile. Mais on a beaucoup de joueurs de qualité. On a une équipe qui allie jeunes et joueurs expérimentés. On a Carlo Ancelotti. On peut mettre tout ça en commun et essayer de gagner la Coupe du Monde. Ancelotti est comme Cristiano. C’est une des personnalités les plus célèbres du football, mais il vit au quotidien avec nous comme une personne normale. Il est humble, et c’est une des qualités les plus importantes des champions. Il a beaucoup gagné, mais il travaille comme s’il n’avait encore rien gagné», confie-t-il