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Cristiano Ronaldo : la confession choc de Marotta

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Giuseppe Marotta, figure majeure du football italien et actuel PDG de l’Inter Milan, a livré une analyse profonde de l’évolution récente de la Serie A. De l’impact durable de Cristiano Ronaldo à la Juventus à l’arrivée de Luka Modric à l’AC Milan, en passant par les difficultés financières du championnat, le dirigeant dresse un constat lucide.

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Marotta ne tarit pas d’éloges envers Ronaldo, arrivé à Turin en 2018 :
«Cristiano Ronaldo est différent des autres ; il n’y a rien à faire. Quand nous allions à un match à l’extérieur et qu’il y avait de l’eau minérale sur la table, il prenait la bouteille et en analysait les caractéristiques. Ensuite, il consultait les médecins et demandait pourquoi les choses étaient ainsi. S’il joue encore et est champion, c’est certainement parce qu’il utilise son intelligence pour parvenir à certaines conclusions», explique-t-il. En trois saisons, Ronaldo a inscrit 101 buts en 134 matchs, remporté cinq trophées et surtout laissé une trace culturelle indélébile.

À 40 ans, Luka Modric a surpris en s’engageant avec l’AC Milan. Pour Marotta, ce choix est une bénédiction : «Ce n’est pas du tout inquiétant pour un joueur de 40 ans de déménager en Italie, bien au contraire. Je le vois comme un atout pour le football italien. Nos enfants ou petits-enfants, lorsqu’ils voient un joueur comme lui, tout comme nous, les plus âgés, en tombent amoureux. Ils voudront peut-être reproduire ses exploits à l’entraînement et en tirer des leçons.»

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Une Serie A en déclin économique

Mais derrière ces belles histoires, Marotta pointe une réalité plus sombre : «Le problème, c’est que notre football est en déclin permanent ; nous sommes un championnat en transition ; nous ne sommes plus l’Eldorado des années 2000. Aujourd’hui, les joueurs importants atteignent 40 ans ; la compétitivité et le pouvoir économique nous conduisent à ces profils»

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La Serie A attire désormais des joueurs en fin de carrière faute de moyens. L’exemple est frappant : «Le Real Madrid a acheté Mastantuono pour 60 millions d’euros, tandis que les clubs italiens, s’ils achètent un joueur né en 2004, 2005 ou 2006, dépensent au maximum 30 à 35 millions d’euros. Le marché des acquisitions est très limité.»

Face à ce déficit économique, les clubs italiens doivent dépendre des plus-values de transfert pour équilibrer leurs comptes : «Les grands clubs, comme l’Inter, le Milan AC, la Juventus, la Roma, Naples et l’Atalanta, ont recours aux plus-values. En 2000, il était rare de voir des clubs vendre des joueurs. Aujourd’hui, sans plus-values, nous ne pourrions pas présenter un bilan correct. C’est une différence majeure, due au fait que leurs droits télévisés à l’étranger ont été vendus dix fois plus cher que les nôtres.»

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