À 41 ans, Cristiano Ronaldo n’est plus seulement une superstar du football. Il est devenu un cas d’école dans le monde du business sportif. Sur le terrain, il continue de performer avec Al-Nassr FC. En dehors, il gère un empire dont la valeur dépasse désormais les 1,2 milliard d’euros.
Selon Forbes, le Portugais perçoit environ 260 millions d’euros par an. Un chiffre colossal, structuré autour de deux piliers : 200 millions issus de son contrat en Arabie saoudite et près de 60 millions générés par ses activités commerciales. Contrairement à de nombreux athlètes, Ronaldo n’a pas construit sa richesse uniquement sur ses salaires. Très tôt, il a pensé sa carrière comme une marque globale.
Son partenariat avec Nike, signé en 2003, en est le symbole le plus fort. Ce contrat à vie, estimé à près d’un milliard de dollars, a servi de socle à la création de la marque CR7, aujourd’hui déclinée en vêtements, parfums et accessoires. Sur Instagram, où il cumule plus de 665 millions d’abonnés, chaque publication sponsorisée peut atteindre environ 3,5 millions d’euros. Une puissance marketing inégalée qui transforme son image en véritable machine à revenus.
Diversification : la clé de son empire
Cristiano Ronaldo a également compris l’importance de diversifier ses investissements. Dans l’hôtellerie, son partenariat avec Pestana Hotel Group a donné naissance à la chaîne Pestana CR7 Lifestyle Hotels, présente dans plusieurs grandes villes du monde. Dans le secteur médical, il a cofondé Insparya, spécialisée dans la greffe capillaire. L’entreprise connaît une croissance rapide et s’impose déjà comme un acteur majeur en Espagne. Toujours à l’affût des tendances, il a aussi investi dans UFL, un projet ambitieux qui vise à concurrencer les géants du jeu vidéo footballistique.
Une vision assumée de la richesse
Dans un entretien avec Piers Morgan, Ronaldo a confirmé qu’il pilotait personnellement ses investissements : «Ça fait déjà quelques années. À 39 ans, je sais combien d’argent je possède. Pas à 100 %, mais évidemment, il faut une équipe. C’est normal. J’ai des gens qui m’aident à prendre les bonnes décisions dans tous les domaines. Financièrement, je parle quotidiennement avec quelqu’un. Investissements, opportunités… Je suis maître de la situation, car il s’agit de ma vie et de mon argent», a-t-il expliqué. Devenir milliardaire n’était pas un hasard, mais un objectif clairement défini : «Je savais que ça allait arriver. J’étais prêt. Ce n’était qu’une question de temps. Franchement, j’étais fou de joie. C’est comme gagner un Ballon d’Or. Tout le monde a des objectifs : se construire une maison, avoir une voiture… Mon objectif était d’atteindre ce chiffre», a-t-il confié.
L’argent, un objectif… mais pas une finalité
Malgré ces chiffres impressionnants, Cristiano Ronaldo adopte aujourd’hui un discours plus nuancé : «Je n’étais pas obsédé par l’argent, car quand on atteint un certain niveau, l’argent n’a plus d’importance. Mais on n’est jamais satisfait de ce qu’on a. L’argent est important, certes, mais il y a des choses plus importantes. C’était l’un de mes objectifs, en plus du football. J’en suis très fier. Les chiffres sont implacables. Si l’on regarde les records du football, Cristiano est en tête. C’est un record de plus. Je connais mon potentiel. Je savais que j’atteindrais ce nombre. C’était ma stratégie il y a quelques années. Si vous maintenez un haut niveau de performance, les résultats suivront. Tout est lié. Si vous me demandiez si je deviendrais riche aussi vite ? Probablement pas». Avec plus de 2,23 milliards de dollars accumulés sur sa carrière, Ronaldo s’impose comme l’un des sportifs les mieux payés de l’histoire, derrière Michael Jordan et Tiger Woods.