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Cristiano Ronaldo ouvre son cœur sur la mort Diogo Jota

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Cristiano Ronaldo a rompu le silence. Pour la première fois depuis la disparition tragique de Diogo Jota, l’icône portugaise de 40 ans s’est exprimée, dans une interview bouleversante à Piers Morgan, sur son absence aux funérailles de son coéquipier en sélection. Une absence qui avait suscité une vive polémique au Portugal.

Face caméra, Ronaldo ne cache pas son émotion. S’il a choisi de ne pas se rendre à l’enterrement de Jota, c’est pour deux raisons profondes, dit-il. «Pour deux raisons. On me critique beaucoup. Comme je le dis, je m’en fiche, car quand on a la conscience tranquille, on n’a pas à se soucier de ce que disent les gens. Mais une des choses que je ne fais plus, depuis la mort de mon père, c’est de retourner dans un cimetière. Je n’y suis jamais retourné. Et deuxièmement… vous connaissez ma réputation, partout où je vais, c’est le cirque. Je n’y suis pas allé non plus parce que si j’y étais allé, l’attention se porte sur moi et je ne veux pas de ce genre d’attention. On peut continuer à me critiquer… Je suis en paix avec ma décision. Je n’ai pas besoin d’être sous les projecteurs pour qu’on me voie… Je m’occupe des préparatifs, je pense à sa famille, je n’ai pas besoin d’être devant les caméras pour que les gens voient ce que je fais. Je travaille en coulisses, mon ami.», confie-t-il, visiblement marqué.

Un drame qui a bouleversé tout le Portugal

Le 3 juillet, la Seleção et tout le pays ont été frappés par l’horreur : Diogo Jota, 28 ans, et son frère André Silva, 26 ans, ont perdu la vie dans un accident de la route en Espagne. Quelques jours auparavant, Jota avait épousé son amour d’enfance, rendant la tragédie encore plus insoutenable.

Les obsèques, organisées dans leur ville natale, ont réuni de nombreuses figures du football mondial : Virgil van Dijk, Andy Robertson, Ruben Neves… L’absence de Ronaldo avait fait couler beaucoup d’encre, d’autant que des photos du joueur en vacances à Majorque circulaient sur les réseaux sociaux.

La défense sans concession de sa sœur Katia

Face aux critiques, Katia Aveiro a pris la parole dans un long message Instagram, rappelant la souffrance vécue par leur famille lors du décès de leur père. «Lorsque mon père est décédé, en plus de la douleur de la perte, nous avons dû faire face à un déferlement d’appareils photo et de curieux au cimetière et partout où nous allions. Et l’accès n’était pas ce qu’il est aujourd’hui… À aucun moment nous (les enfants) n’avons pu quitter la chapelle ; cela n’a été possible qu’au moment de l’enterrement, tant la confusion était grande. Aux funérailles, il y avait des présidents, des entraîneurs de l’équipe nationale de l’époque, comme Luíz Felipe Scolari, etc. Je ne me souviens pas en avoir vu un seul. Et ils m’ont certainement salué. La douleur m’aveuglait. À propos de la douleur, de la famille et du véritable soutien… Vous ne pouvez pas comprendre tant que vous ne l’avez pas vécu. Si quelqu’un m’envoie un message critiquant quoi que ce soit que fasse mon frère, je le bloquerai (je l’ignorerai complètement) ; autrement dit, il ne le fera qu’une seule fois. Ça devient lassant. Le fanatisme. Les critiques sans fondement, je dis bien sans fondement… Société malade… Nous avons tous une famille. Il est absurde et honteux de voir des chaînes de télévision, des commentateurs et des réseaux sociaux insister sur une absence (sage) plutôt que d’honorer avec respect la douleur d’une famille mutilée, détruite par la perte de deux frères. J’en ai même honte. C’est regrettable. Et ainsi va le monde… La société et l’opinion. Aujourd’hui, elles ne valent rien. Elles sont devenues des gouffres sans fond. J’en suis navré… Et la guerre est pareille. Croyez-moi. Le mal humain est aussi une guerre. Et chaque jour, nous devons le combattre. Et ainsi va le monde.», a-t-elle écrit.

Ronaldo : «J’ai beaucoup pleuré»

CR7 a également révélé à quel point la mort de Jota l’avait touché : «Je n’y croyais pas quand ils m’ont envoyé des messages. J’ai beaucoup pleuré… C’était un moment très, très difficile pour tout le monde : pour le pays, pour les familles, pour les amis, pour les coéquipiers, c’était dévastateur. Une nouvelle très, très, très triste… Ce fut un choc. Nous ressentons encore sa présence au sein de l’équipe nationale, lorsque nous enfilons le maillot, car Diogo était l’un des nôtres. C’était un type bien, un homme discret, et un bon joueur, comme vous le savez, mais très peu bavard… J’aimais beaucoup le rencontrer, partager avec lui de grands moments. C’était triste. J’ai eu l’occasion de parler avec leur famille et de leur apporter mon soutien, car… tout a basculé en un instant.»

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