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Deschamps, Zidane, Mbappé et Infantino : les confidences de Platini

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Alors que l’avenir du banc de l’Équipe de France semble se dessiner, Michel Platini a livré une analyse lucide sur la succession de Didier Deschamps et l’arrivée attendue de Zinedine Zidane, tout en commentant la transformation de Kylian Mbappé au Real Madrid et ses critiques envers Gianni Infantino.

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Après quatorze années à la tête des Bleus, Didier Deschamps devrait quitter son poste après la Coupe du Monde 2026 en Amérique du Nord. Plusieurs sources, dont le journaliste Fabrizio Romano, évoquent déjà un accord verbal entre la Fédération française de football et Zinedine Zidane pour lui succéder.

Invité dans l’émission After Foot sur RMC Sport, Platini a tenu à défendre le bilan de Deschamps, souvent critiqué pour son style de jeu pragmatique : «Sincèrement, je suis là pour qu’elle gagne, je veux la voir gagner. On a gagné une Coupe du monde (2018) et une autre où on a été en finale avec Didier. C’est formidable ce qu’il a fait. Il les fait jouer d’une certaine façon, il les connaît mieux que nous. L’important, c’est qu’on gagne les matchs. (…) Quand j’étais sélectionneur, je m’en tapais complètement qu’on joue bien au ballon, je voulais qu’on gagne les matchs. Si en plus, on pouvait bien jouer au ballon, c’était formidable mais on ne pouvait pas faire les deux. (…) Je n’avais pas Zidane, ni de Djorkaeff, pas de joueurs techniques mais j’avais des Bernard Pardo et d’autres joueurs. Il fallait gagner à notre façon. Le seul match où on avait bien joué, on avait perdu 2-0 à Wembley contre l’Angleterre. On avait une équipe où il ne fallait pas qu’on ait le ballon».

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Platini a rappelé le rôle essentiel de Deschamps, déjà lorsqu’il était joueur : «Didier était le footballeur qu’on a vu, un homme de devoir, plutôt qu’un Zidane et il le faisait bien. Il était le chef, il avait sa personnalité, il unissait l’équipe et on a besoin d’un joueur comme ça. Comme sélectionneur, il fait jouer l’équipe comme il pense qu’elle joue le mieux possible. C’est moi qui l’ai sélectionné, je savais comment il jouait et qu’il était important. Ce n’est pas moi qui l’ai nommé sélectionneur. Il fallait qu’il fasse son équipe comme il le pense.»

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Zidane : le succès dépendra des joueurs

Concernant l’arrivée probable de Zidane, Platini estime que tout dépendra des joueurs à sa disposition : «Ça dépendra des joueurs que Zinedine Zidane aura à sa disposition pour jouer d’une certaine façon. Si on gagne la Coupe du monde et qu’on n’a pas de numéro 10, ça me fera plaisir quand même. Quand j’étais sélectionneur, je m’en tapais complètement qu’on joue bien au ballon, je voulais qu’on gagne les matchs. Si en plus, on pouvait bien jouer au ballon, c’était formidable mais on ne pouvait pas faire les deux.»

Mbappé : d’un prodige polyvalent à un finisseur pur

Arrivé libre au Real Madrid à l’été 2024, Kylian Mbappé a changé de rôle selon Platini : «Kylian Mbappé a pris un gros risque d’aller au Real Madrid. Il est attendu, mais il joue très bien… (il se reprend) Il joue très bien, enfin il marque beaucoup de buts. Aujourd’hui, je pense que Kylian est beaucoup plus finisseur que joueur comme il avait pu l’être à Monaco ou au début au Paris Saint-Germain. Il est devant, il est avant-centre et on lui demande de finir les actions. Je pense qu’il était un peu plus joueur à l’époque, il avait une dimension un peu plus importante qu’aujourd’hui»

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Platini souligne que cette évolution correspond aux besoins tactiques du club madrilène : «Aujourd’hui il est complètement dans la finition et je pense qu’il pourrait… Peut-être aussi qu’on lui demande de jouer de cette façon-là comme un finisseur. Sinon, j’ai beaucoup d’admiration pour Kylian Mbappé et la façon dont il marque des buts au Real Madrid. Il marque beaucoup de buts. Peut-être que le Real Madrid lui demande de marquer des buts. Quand il jouait sur le côté, il avait plus d’envergure, plus de courses et plus de centres. Il était plus collectif et là, devant, on lui demande d’être plus finisseur. Et il est finisseur et il le fait bien. C’est un joueur remarquable. Et je trouve qu’il est plus finisseur qu’avant. Ça ne me gêne pas, c’est une constatation»

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La FIFA et Gianni Infantino : Platini reste critique

L’ancien président de l’UEFA n’a pas épargné Gianni Infantino : «Il était un très bon secrétaire général, mais pas un bon président. Il fait de la politique mais je ne pense pas qu’il soit bon en politique. J’ai déjà dit que Gianni Infantino était un très bon secrétaire général, un numéro 2, mais pas un bon numéro 1. Il fait de la politique mais je ne pense pas qu’il soit bon en politique. C’est un bon administratif. Il n’est pas charismatique, je ne pense pas qu’il dise de bonnes choses, mais ça a été mon secrétaire général et c’était un bon numéro 2. (…) C’est un bon secrétaire général qui faisait travailler l’équipe, mais président, c’est autre chose. Il faut être numéro 10.»

Platini a également évoqué la personnalité d’Infantino et sa proximité avec les cercles de pouvoir : «Il est très fan des gens qui sont riches et qui ont du pouvoir. Il a toujours été comme ça. Mais quand il était secrétaire général, il avait un président et d’autres personnes à l’UEFA qui le géraient. Je pense qu’il a profité de mes problèmes, mais je ne pense pas qu’il m’ait fait du mal. Je ne pense pas qu’il l’a voulu. Ensuite, il m’a mis au pénal parce qu’il ne voulait pas que je revienne, certes, mais il n’est pas à l’origine de cette affaire»

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