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Didier Deschamps lève le voile sur le départ mystérieux de Benzema

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Près de trois ans après l’onde de choc provoquée par le départ de Karim Benzema juste avant le Mondial 2022, Didier Deschamps a livré, pour la première fois, sa version complète des faits. À l’occasion de son procès pour diffamation intenté contre Daniel Riolo, le sélectionneur de l’équipe de France est revenu en détail sur cet épisode qui a nourri toutes les spéculations.

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Le 19 novembre 2022, au Qatar, la France apprenait le forfait de Karim Benzema. Le Ballon d’Or en titre quittait précipitamment le camp de base des Bleus, officiellement victime d’une blessure à la cuisse. Jusqu’ici, la version de Didier Deschamps avait été simple : Benzema était forfait, point final.

Mais un point avait fait débat : le sélectionneur avait choisi de ne pas remplacer numériquement le Madrilène. Une décision très rare dans un contexte de Coupe du monde, et qui avait immédiatement donné lieu à de nombreuses interrogations — voire accusations.

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Daniel Riolo, sur RMC, avait même remis en cause la sincérité du coach, l’accusant de mentir «de A à Z» et d’être impliqué dans des «histoires louches». Des propos qui avaient poussé Deschamps à porter plainte. Ce jeudi, au tribunal, le patron des Bleus a raconté sa vérité, documents médicaux et souvenirs précis à l’appui.

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Deschamps détaille ses premières inquiétudes

Revenant au 14 novembre 2022, date du début du rassemblement, Didier Deschamps explique : «En arrivant au rassemblement, le 14 novembre 2022, après l’examen médical, le doute que j’avais était persistant. Je suis dans mon rôle d’anticiper et de rappeler un joueur, c’est ce que j’ai fait en rappelant Marcus Thuram au cas où Karim Benzema avait un problème durant le rassemblement»

Il rappelle que Benzema n’avait disputé que 26 minutes sur les cinq derniers matchs du Real Madrid. L’état physique du joueur le préoccupait déjà, bien avant la blessure définitive. Selon lui, les médecins l’avaient informé que Benzema pourrait potentiellement rejouer au mieux en quart de finale. Pas avant.

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Le moment clé : «Il m’a dit : c’est mort»

Deschamps nie toute décision autoritaire. Selon lui, c’est l’attaquant lui-même qui a pris conscience de l’inévitabilité de son forfait : «Je me retrouve face à un joueur effondré et je le comprends. Je fais en sorte de pouvoir le réconforter, discuter avec lui, en lui posant la question : qu’est-ce que tu en penses ? Il me dit : c’est mort (…) Karim avait déjà décidé que c’était cuit, estime Deschamps. Je n’ai pas eu de décision radicale à prendre. Il avait déjà pris sa décision. J’avais en face de moi quelqu’un qui était résigné. Moi, perdre Karim Benzema en tant que sélectionneur, vous pensez que ça va me faire sourire ? Il décide de rentrer parce que c’était irrémédiable.»

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«J’apprends qu’il est parti» : un départ nocturne toujours mystérieux

Le lendemain matin, Deschamps découvre que Benzema a quitté le camp de base durant la nuit : «Je me lève vers 9h et j’apprends par M.Sanhadji que Karim est parti. Je lui ai envoyé un message à son arrivée parce que je n’ai pas pu le saluer. Il a répondu 20 minutes après (…) Pouvoir imaginer qu’il aurait pu être en condition de jouer… J’ai eu des discussions avec Karim après son départ, il était en vacances dans les îles, il était avec sa famille, il m’a dit qu’il se reposait. Quand vous lisez les mots utilisés pour un joueur que j’aurai soi-disant jeté en pleine nuit du camp de base, je ne pense pas qu’il aurait tenu ces mots-là.»

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