Le départ de Roberto De Zerbi a provoqué de véritables remous à l’OM. Après quelques jours de flottement, Habib Beye a été officiellement nommé entraîneur de l’équipe première, lui qui venait tout juste de quitter le Stade Rennais. Mais dans le même temps, le nom d’Éric Chelle avait souvent été évoqué pour succéder à De Zerbi, suscitant rumeurs et spéculations.
Ces rumeurs n’ont pas manqué de faire réagir au Nigéria. Ahmed Shuaibu Gara-Gombe, ancien président de la Fédération de football de l’État de Gombe, a sévèrement critiqué Chelle, estimant qu’il cherchait avant tout à «embellir son CV» : «Je ne pensais pas que c’était acceptable (ce qui prolonge avec le Nigéria, ndlr). Cet homme est ici au Nigeria uniquement pour embellir son CV. Je l’ai déjà dit, les Super Eagles sont trop importants pour Chelle. Ce sont les Super Eagles qui ont propulsé Chelle sur la scène internationale, et non l’inverse, et maintenant il veut nous faire chanter. J’ai vos demandes, elles sont ridicules. Pendant la CAN au Maroc, Chelle a inventé son histoire fantôme selon laquelle l’Algérie voulait ses services, puis l’histoire de l’Olympique de Marseille a suivi. S’il veut part, qu’il part. (…) Nous l’avons formé en tant qu’entraîneur. Nous l’avons rendu incontournable et maintenant, il veut nous faire chanter. Si on conserve cet homme pour ce montant, le Nigeria le regrettera.»
La version d’Éric Chelle
Pour sa part, Chelle a tenu à clarifier les faits dans un entretien accordé au podcast Histoires de foot. Toujours sous contrat avec le Nigéria, le sélectionneur affirme n’avoir jamais eu de contact direct avec l’OM : «Je n’ai eu aucun contact avec les dirigeants de l’OM. J’ai signé avec une agence dans le but d’évoluer et de grandir en tant qu’entraîneur. Mes agents ont décidé de sonder certains clubs en Europe et particulièrement en France. À ce moment-là, l’OM cherchait un entraîneur. Mon agence a contacté le club pour me proposer. On n’a rien fait de plus. Short-list pas short-list, je n’ai eu aucun contact. Après, il faut demander à mon agent si j’étais dans une liste ou non. Comme je suis de la région, je discute avec quelques amis qui me demandent si ça me plairait. Je suis supporter de l’OM et si on me demande si j’aimerais ça, bien sûr. Mais en aucun cas, je n’ai demandé à ce qu’on communique là-dessus. Avec les réseaux sociaux, ça a pris de l’ampleur.»