Considéré comme un crack dès son plus jeune âge, Kylian Mbappé s’est retrouvé au cœur d’un duel titanesque à l’été 2017. Après son explosion sous le maillot de l’AS Monaco, l’attaquant français avait le choix entre deux géants européens : le Paris Saint-Germain et le Real Madrid. Malgré son attachement assumé pour la Casa Blanca, le natif de Bondy avait finalement opté pour le club de la capitale. Un choix longuement mûri, sur lequel Vadim Vasilyev, alors président de l’ASM, est récemment revenu.
À seulement 18 ans, Kylian Mbappé venait de signer une saison exceptionnelle avec Monaco, ponctuée par un titre de champion de France et un parcours mémorable en Ligue des champions. Logiquement, les plus grands clubs européens se sont positionnés, à commencer par le Real Madrid, séduit depuis longtemps par le potentiel du jeune attaquant.
«À l’Ethiad contre Manchester City, j’ai supplié Jardim de le faire jouer dès le début. Il m’a fait confiance : il a réalisé une performance phénoménale et le Real Madrid a vraiment envoyé une offre de 180 millions.», raconte Vadim Vasilyev, interrogé par le site du journaliste Gianluca Di Marzio.
Le PSG entre en scène
Si le Real Madrid semblait tenir la corde, le Paris Saint-Germain n’avait pas tardé à entrer dans la danse. Soutenu par la puissance financière du Qatar, le club parisien voyait en Mbappé la future tête d’affiche de son projet.
«À cette époque, le PSG s’est également lancé dans la course. Et Kylian, qui rêvait du Real depuis son enfance, ne se sentait pas encore prêt en 2017 : il voulait d’abord s’imposer à Paris, sa ville», poursuit l’ancien dirigeant monégasque.
Un choix assumé, aux lourdes conséquences
La situation prend alors une tournure inattendue. Mbappé fait part de sa volonté aux deux clubs, provoquant une réaction immédiate du Real Madrid. «Le problème ? Il a fait part de sa volonté aux deux clubs. Le Real s’est donc retiré de la course et le PSG a baissé son offre à 120 millions», explique Vasilyev.
S’ouvrent alors de longues semaines de négociations tendues avec Nasser Al-Khelaïfi. Monaco, conscient de la valeur de son joyau et du risque de le voir partir libre un an plus tard, tient bon.
«Il a fallu des semaines de négociations avec Al-Khelaifi pour revenir à 180 et le vendre. Kylian n’avait qu’un an de contrat avec nous : nous risquions de le perdre pour rien, mais il a bien fait de faire pression pour que l’affaire ne tombe pas à l’eau», conclut l’ex-président de l’ASM.