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La FIFA répond aux menaces de Donald Trump

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La FIFA a réagi ce mercredi aux récentes déclarations du président américain Donald Trump, qui a laissé entendre qu’il pourrait déplacer certaines villes hôtes de la Coupe du monde 2026, invoquant des raisons de sécurité. L’organisation internationale du football s’est voulue ferme et rassurante, soulignant qu’elle s’attend à ce que les 16 villes hôtes prévues soient prêtes pour l’événement et respectent les engagements pris.

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«Nous espérons que chacune de nos 16 villes hôtes est prête à accueillir avec succès les événements et à répondre à toutes les exigences requises», a déclaré un porte-parole de la FIFA dans un communiqué.

Cette mise au point intervient après que Donald Trump a publiquement évoqué, mardi, la possibilité de remplacer certaines villes dirigées par des élus démocrates, en affirmant qu’il pourrait le faire à sa convenance, avec le soutien supposé du président de la FIFA, Gianni Infantino.

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Trump menace de déplacer les matchs pour raisons politiques

Le président américain a directement visé plusieurs grandes métropoles démocrates — Los Angeles (8 matchs), Boston (7), San Francisco et Seattle (6 chacune) — en laissant entendre qu’elles pourraient être écartées de la compétition si leurs autorités «ne faisaient pas du bon travail».

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«Si quelqu’un fait du mauvais travail et que je pense qu’il y a un problème de sécurité, j’appellerai Gianni, le directeur de la FIFA, qui est formidable, et je lui dirai de déplacer le match. Et il le fera très facilement», a déclaré Trump, lors d’un point presse à Washington.

Cette déclaration, aux accents ouvertement politiques et partisans, a provoqué de nombreuses réactions, notamment au sein du Congrès américain, où plusieurs élus démocrates ont dénoncé une instrumentalisation du sport à des fins électorales.

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La FIFA rappelle la primauté de la sécurité… et de son autorité

Face à ces propos, la FIFA a tenu à rappeler que, si la sécurité est effectivement une priorité absolue, les décisions concernant l’organisation des matchs relèvent exclusivement de la Fédération internationale, en concertation avec les gouvernements concernés.

«La sécurité est la priorité lors de tout événement organisé par la FIFA dans le monde. Elle est évidemment la responsabilité des gouvernements, qui décident de ce qui est dans l’intérêt de la sécurité publique», précise le communiqué.

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Selon plusieurs sources internes à Zurich, la FIFA aurait déjà réaffirmé en privé à la Maison Blanche que tout changement de site nécessiterait une procédure complexe et l’accord unanime des trois pays organisateurs – les États-Unis, le Mexique et le Canada.

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Une rencontre Trump–Infantino en Égypte

Les déclarations du président américain surviennent deux jours après sa rencontre avec Gianni Infantino en Égypte, dans le cadre d’un sommet international sur le processus de paix au Proche-Orient. Si le contenu de leur échange n’a pas été divulgué, plusieurs observateurs estiment que le football a pu être évoqué en marge des discussions diplomatiques.

Il ne s’agit pas de la première rencontre entre les deux hommes : depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a accueilli à plusieurs reprises le président de la FIFA à la Maison Blanche, affichant un ton amical mais aussi une volonté d’influence sur les grands événements sportifs mondiaux.

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Des tensions politiques en toile de fond

Depuis plusieurs semaines, l’administration Trump a déployé la Garde nationale dans plusieurs grandes villes démocrates, contre la volonté des autorités locales, sous prétexte de lutte contre la criminalité et l’activisme de gauche. Une mesure dénoncée comme arbitraire et politisée par de nombreux gouverneurs et maires.

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Certains y voient une stratégie d’intimidation à l’approche des élections de 2026, année où les États-Unis accueilleront non seulement la Coupe du monde (du 11 juin au 19 juillet), mais également les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.

Trump a d’ailleurs ajouté, non sans provocation : «Je pourrais en dire autant des Jeux olympiques. Si je pensais que Los Angeles ne faisait pas du bon travail, je les déplacerais.»

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La FIFA reste catégorique

Face à ces pressions politiques, le vice-président de la FIFA, Victor Montagliani, avait déjà réagi début octobre, affirmant que l’organisation reste seule souveraine quant au choix et à la gestion des sites de compétition.

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«Les villes hôtes ont été sélectionnées selon des critères sportifs, logistiques et sécuritaires très stricts. Aucun changement ne peut intervenir sur une base politique», a-t-il rappelé.

La 23e édition de la Coupe du monde sera la première à réunir 48 équipes, coorganisée par le Canada, le Mexique et les États-Unis. La majorité des matchs se joueront sur le sol américain, marquant le retour du Mondial aux États-Unis 32 ans après l’édition de 1994.

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