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L’amende qui a changé le destin de Kylian Mbappé

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De l’AS Bondy à l’INF Clairefontaine, puis à l’AS Monaco, le parcours de formation de Kylian Mbappé a été d’une rare linéarité. C’est pourtant en Principauté que le futur champion du monde a véritablement vu son destin basculer. Un concours de circonstances, presque ironique, a joué en sa faveur : une lourde amende infligée au club monégasque.

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Lancé chez les professionnels par Leonardo Jardim en 2016, Mbappé a émergé dans un contexte particulier. À l’époque, l’AS Monaco devait composer avec les contraintes du fair-play financier, après avoir reçu une amende de 50 millions d’euros pour non-paiement d’impôts. Une sanction qui a forcé la direction à revoir sa stratégie.

Conseiller spécial du président Vadim Vasilyev et directeur technique, Luis Campos est revenu sur cette période charnière dans un entretien accordé à Marca. Chargé de bâtir une équipe compétitive sans faire faillite, le dirigeant portugais a dû faire preuve d’une grande créativité.

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«Ce fut mon premier contact avec ce qui allait bientôt devenir quelque chose de très important, le «fair-play financier». Monaco venait d’acheter James Rodríguez, Falcao, Moutinho… Ils avaient investi beaucoup d’argent, nous devions compléter l’équipe avec d’autres joueurs sans faire faillite, ce qui nous a obligés à faire preuve d’une grande créativité. Cela n’a pas été facile, ce n’est jamais facile lors de la première et de la deuxième année d’un nouveau projet, car il faut changer les mentalités. En France, au début, on m’appelait «l’homme du trading», car ils avaient du mal à comprendre. Quand j’ai acheté Martial pour 5 millions et que l’année suivante, nous l’avons vendu pour 80 millions, ils se sont demandé : «Pourquoi vends-tu nos meilleurs joueurs ?». Avec cet argent, j’achetais encore mieux l’année suivante», explique-t-il.

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Faute de moyens pour recruter des stars confirmées, Monaco a misé sur ses jeunes talents. Un choix dicté par la nécessité, mais qui s’est révélé gagnant. «L’argent était investi pour rendre l’équipe encore plus forte sans faire faillite, en respectant le «fair-play financier». À l’époque, Monaco avait reçu une amende de 50 millions pour non-paiement d’impôts. Cela nous a beaucoup conditionnés, mais cela m’a aussi obligé à être plus créatif et à rechercher des joueurs comme Fabinho, qui venait de Madrid, ou à miser sur des jeunes du club comme Mbappé, ou à recruter Lemar, qui nous a coûté trois millions et qui était un joueur sensationnel, ou encore Bernardo Silva, qui était à Benfica et ne jouait pas. Cela nous a obligés à rechercher des jeunes de qualité, à trouver des entraîneurs compétents et adaptés au projet. Car un bon recrutement ne consiste pas seulement à rechercher les meilleurs joueurs. En tant que directeur sportif, j’ai fait du bon travail en trouvant de très bons entraîneurs pour les projets, comme Leo».

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