Hier soir, l’Olympique de Marseille a subi une sévère défaite 3-0 face à Liverpool lors de la 7ᵉ journée de Ligue des Champions. Si les Phocéens espéraient créer l’exploit face aux Reds, le scénario a rapidement tourné en faveur des Anglais, laissant les Marseillais sans réponse.
Pour Laure Boulleau, consultante sur Canal Champions Club, l’équipe de Roberto De Zerbi n’a pas semblé être à la hauteur d’un grand rendez-vous européen : «Je me dis qu’ils auraient pu faire mieux. Je comprends que Liverpool est au-dessus, même si on juge qu’en ce moment ce n’est pas un grand Liverpool. Je ne trouve pas que Liverpool ait fait le match de l’année. En deuxième mi-temps, il y avait des coups à faire, ils n’ont pas été efficaces. Pour gagner contre Liverpool, il faut quasiment faire son meilleur match de l’année. J’ai le sentiment qu’ils (les Marseillais, ndlr) ne jouaient pas comme s’ils jouaient un grand d’Europe. Ça méritait un emballement.»
De son côté, Roberto De Zerbi, déçu par la performance de son équipe, n’a pas caché son amertume lors de la conférence de presse d’après-match. Le technicien italien a pointé du doigt certains choix tactiques et le manque de compréhension du jeu par ses joueurs, notamment Benjamin Pavard : «On a mal joué, on a pris un but bête, le premier. La première période a été jouée à armes égales, ou plus ou moins, mais on n’a pas compris où se situait le jeu. Il était beaucoup sur Pavard et on ne l’a pas compris. S’il l’avait compris lui-même, on aurait réussi à sortir davantage, on n’aurait pas perdu de ballons bêtes.»
RDZ a également regretté l’inconstance de son équipe : «On aurait pu mieux faire. Mais on ne l’a pas fait. Et c’est la chose la plus difficile : jouer dix matches comme on l’a fait contre Angers. Malheureusement, on ne le fait pas. Tu t’assois sur le banc et tu ne sais pas si ce sera comme Nantes ou Angers. Et ça, c’est difficile à accepter. L’attitude était là, mais la volonté ne suffit pas quand tu joues contre Liverpool. Il faut comprendre le foot.»
Avant de conclure sa longue tirade, l’entraîneur de 46 ans a envoyé un message clair à ses joueurs : «Ici, il y a toujours de la pression. Mais le problème est de bien jouer. Il faut être prêt, proche de la constance et de la performance. Après, oui, ce sera une finale. On verra si le nul sera suffisant. Mais on n’ira pas là-bas pour faire match nul. On ira pour faire la prestation du Koweït ou d’Angers. Mais, si on ne veut pas la pression, on ne vient pas à Marseille.»