Le 18 octobre prochain marquera un tournant dans la carrière de Papu Gomez. Ce jour-là, l’international argentin recevra enfin le feu vert pour rejouer, mettant fin à une suspension de deux ans qui a failli briser définitivement son histoire avec le ballon rond.
Tout est parti d’un contrôle antidopage positif à la terbutaline, survenu alors qu’il évoluait encore au Séville FC, quelques mois avant de soulever la Coupe du monde au Qatar avec l’Argentine. Transféré peu après à Monza, il a fini par résilier son contrat lorsque l’affaire est devenue publique.
Le joueur de Buenos Aires a toujours clamé son innocence, expliquant avoir ingéré par erreur un sirop contre la toux destiné à ses enfants, sans consulter un médecin.
«Les premiers mois ont été difficiles, car je ne comprenais pas pourquoi cela m’arrivait, au sommet de ma carrière, après avoir gagné une Coupe du monde, mais parfois la vie vous réserve des surprises», a-t-il confié dans l’émission De Visitante du journaliste argentin Julián Polo.
«Pour moi, le football était mort»
Durant cette longue traversée du désert, Papu n’a pas caché son désarroi. «Je suis resté ferme : Pourquoi faut-il qu’on me retire du football si je ne le souhaite pas et que mon heure n’est pas venue ? Pourquoi deux ou trois personnes en costume-cravate, qui n’ont jamais fait de sport, vont-elles décider quand je vais prendre ma retraite ?», a-t-il poursuivi.
L’ancien capitaine de l’Atalanta Bergame est allé encore plus loin dans ses confidences : «On prend de la cocaïne, on fume un joint, et ça prend six mois. Il m’a fallu deux ans pour donner du sirop contre la toux à mon fils. Qui sait ce que ça signifie ? Mais bon, je l’ai accepté, et me voilà, en train de lutter. Oui, il y a eu beaucoup d’indignation, beaucoup de dégoût. J’avais du mal à regarder le football au début. J’ai éteint la télévision. Pour moi, le football était mort. J’ai arrêté et j’ai commencé à consulter un psychologue, car c’était un trou noir dont je n’arrivais pas à sortir», a-t-il ajouté.
Le pari Padoue
Aujourd’hui âgé de 37 ans, Papu Gomez refuse de tourner la page. Cet été, il a signé un contrat de deux saisons avec Padoue, club de Serie B italienne, avec une option de prolongation. Dans ce nouveau défi, il croisera notamment Louis Mouquet, jeune gardien portugais arrivé du Paris Saint-Germain.
Malgré son âge et le poids d’une suspension qui l’a éloigné des terrains, le champion du monde veut démontrer qu’il peut encore peser.
«J’ai été surpris par la disparition de nombreuses personnes. Je ne les blâme pas, car chacun fait ce qu’il peut et réagit à certaines choses comme il l’entend, et il y a aussi des gens qui m’ont surpris de manière positive.», a-t-il ajouté.