Ce mardi, le Real Madrid s’est imposé 1-0 sur la pelouse du SL Benfica, faisant un pas important vers la qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Mais la rencontre a surtout été marquée par un incident grave impliquant Vinícius Junior et Gianluca Prestianni.
Après le but somptueux de Vinicius, le joueur de Benfica s’est approché du Brésilien, se cachant la bouche avec son maillot. Immédiatement, Vinicius est allé chercher l’arbitre, qui a activé le protocole racisme, interrompant le match pendant dix minutes. Sur les images de Movistar, le numéro 7 madrilène semblait indiquer que Prestianni l’avait traité de «singe».
Les coéquipiers de Vinicius ont immédiatement pris sa défense. Fede Valverde a expliqué : «Je ne sais pas ce qu’il a dit, mais mes coéquipiers qui étaient à côté ont écouté de vilaines choses. Vinicius se bat contre ça depuis longtemps. C’est lamentable. Et on a autant de caméras qui ne peuvent pas filmer ça… Si tu te couvres la bouche, c’est pour une raison… Nous sommes fiers de Vini et de son match. C’est quelque chose de très grave.»
Aurélien Tchouaméni a ajouté : «La vérité, c’est que ça ne peut pas arriver. On nous a dit que le joueur lui avait dit ‘mono (singe, ndlr)’ en se cachant la bouche avec son maillot. Ensuite il a dit qu’il n’avait rien dit, qu’il avait dit autre chose, mais peu importe. On en a parlé en équipe et Vini nous a dit qu’il fallait continuer à jouer. Je ne sais pas quoi dire, mais ça ne peut pas arriver.»
Même l’ancien latéral madrilène Álvaro Arbeloa, désormais entraîneur, a demandé des explications : «Il faut interroger Prestianni, il devra dire devant tout le monde ce qu’il a dit à Vini Jr., il devra répondre de ses paroles. Vini va bien, il est calme, personne ne l’apprécie, mais nous devons demander au joueur de Benfica ce qu’il a dit. C’est un comportement que nous devons éradiquer du monde du football, et si les joueurs eux-mêmes ne font rien, cela risque de se compliquer.»
«Il n’y a pas de place pour ce genre de choses»
Eduardo Camavinga a également réagi : «Il y a des choses qui n’ont pas leur place dans le football. Je ne vais pas les nommer, je suis quelqu’un de très calme d’habitude, mais quand ce genre de choses arrive, je me dois d’aider mon ami. S’il l’a dit à son ami, il me l’a dit aussi. J’étais très contrarié, même si je suis généralement calme. Le match a été interrompu à cause de ça. Il y a des excuses qui n’ont pas leur place dans le football. Les supporters crient et peuvent faire ce qu’ils veulent, mais le joueur se cache et il n’y a pas de carton jaune ? Rien ne sera fait ? Les arbitres doivent comprendre ça aussi. Je ne suis pas content, ça ne peut pas continuer comme ça.»
Malgré la polémique, le Real Madrid reste concentré sur le retour au Santiago Bernabéu. Selon Camavinga, «le plus important, c’est que nous avons souffert ensemble. En première mi-temps, nous nous sommes créé de nombreuses occasions et, au final, nous avons tout fait collectivement, en défense comme en attaque. C’est ce qui nous avait manqué lors du match précédent. Il y avait un plan, mais je ne le dévoilerai pas car il y a encore le match retour. Le coach m’a demandé de faire certaines choses pour aider l’équipe.»