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Les confidences bouleversantes de Keylor Navas sur sa vie et sa carrière

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Dans le football, comme le dit l’adage, tout va très vite. Un jour en difficulté sportive et financière, et le lendemain propulsé au sommet du football européen. C’est l’histoire de Keylor Navas, gardien costaricien aujourd’hui légende du Real Madrid, qui revient sans filtre sur ses années de galère en Espagne.

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Au début des années 2010, Navas vivait une situation particulièrement précaire avec sa famille. Parti de son pays natal en Amérique du Sud, il s’était installé à Albacete, en Espagne, avec sa femme et sa fille Dani. Mais la crise économique touchant le club de Liga Adelante laissait peu de place à la sérénité.

«Quand il ne restait plus que dix jours avant la fin du mois, il n’y avait presque plus rien sur le compte. Je vivais avec ma femme et ma fille Dani. Un jour, pour son anniversaire, nous l’avons emmenée dans un magasin de jouets et lui avons demandé ce qu’elle voulait. Ma femme et moi croisions les doigts pour qu’elle ne choisisse pas le vélo, car je n’avais pas assez d’argent. Heureusement, elle ne les aimait pas beaucoup», confie Navas dans un entretien accordé à AS.

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Le gardien ne cache rien des difficultés qu’il a traversées à Albacete. «Le club avait été mis en faillite et les salaires avaient considérablement baissé, sans compter que nous ne gagnions pas beaucoup. Nous avions juste de quoi payer le loyer, acheter de quoi manger et pas grand-chose d’autre. À la fin de chaque mois, nous devions recourir à la carte bancaire de ma femme pour couvrir nos besoins essentiels», raconte-t-il avec franchise.

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Pourtant, cette période compliquée fut paradoxalement le tremplin de sa carrière. La relégation d’Albacete en deuxième division a ouvert la voie à un prêt à Levante, avant qu’il ne s’y installe définitivement. C’est là que Navas brilla, participant ensuite à une Coupe du monde avec le Costa Rica, avant de rejoindre le Real Madrid en 2014.

«C’était tout ce dont j’avais rêvé. On m’offrait des contrats avec des conditions financières bien meilleures et on me disait qu’on me paierait aussi les billets d’avion, la maison et qu’on m’offrirait une voiture. J’étais super enthousiaste. Plus le championnat avançait, plus les clubs intéressés se multipliaient et je ne comprenais pas pourquoi Levante ne me laissait pas accepter une offre», se souvient Navas.

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