Raphinha n’a pas mâché ses mots. Auteur d’une saison aboutie avec le FC Barcelone, l’ailier brésilien estime avoir été injustement ignoré lors des deux grandes cérémonies individuelles du football mondial : le Ballon d’Or, organisé par France Football, et les prix The Best, décernés par la FIFA.
Lundi, l’ancien joueur du Sporting Portugal a toutefois reçu une forme de reconnaissance en remportant le prix Toreski, attribué chaque année par la radio espagnole Cadena SER au meilleur joueur du monde. Une distinction qui n’a pas totalement apaisé sa frustration.
Absent du podium aussi bien au Ballon d’Or qu’aux trophées FIFA, l’international brésilien, pourtant l’un des cadres offensifs du Barça, a profité de cette cérémonie pour régler ses comptes avec ceux qui l’ont, selon lui, sous-estimé. «On dirait que quelqu’un a regardé mes matchs… Ce n’est pas grave. Pour moi, le plus important, ce sont les récompenses que j’ai remportées chez moi», a-t-il lancé, visiblement ironique.
Conscient des limites de son influence hors du terrain, Raphinha assume néanmoins sa saison et refuse de remettre son travail en question. «Je ne dois rien à personne. Je connais ma saison et je sais qu’elle a été très injuste. Au final, c’est quelque chose sur lequel nous n’avons aucun contrôle. En dehors du terrain, je ne contrôle rien. Finalement, il faut être en bons termes avec les votants. Je suis un joueur qui répond sur le terrain et, quoi qu’il arrive, je suis satisfait de ma saison», a-t-il déclaré d’emblée.
«La vérité, c’est que la reconnaissance de son travail est très précieuse. Au final, savoir qu’on a donné le meilleur de soi-même et recevoir une récompense pour cela est extrêmement gratifiant. Pour moi, ce qui compte, ce sont les prix collectifs, c’est d’ailleurs pour cela que j’ai rejoint le club, mais si je disais que les prix individuels n’ont aucune importance, je mentirais», a-t-il poursuivi.
«Recevoir ce prix est un honneur pour moi et ma famille. Nous nous sentons très bien accueillis dans cette ville, que nous considérons comme notre chez-nous. C’est très spécial pour nous, même si nous ne sommes pas ici depuis longtemps», a ajouté l’attaquant qui, au Portugal, a joué pour le Sporting et le Vitória SC.
Un message fort pour Lamine Yamal
Raphinha a également tenu à défendre son jeune coéquipier Lamine Yamal, classé devant lui pour ce trophée individuel. Aucune jalousie, bien au contraire. «Non, non. Au final, Lamine mérite autant les récompenses qu’il a reçues que celles qu’il n’a pas reçues, car je pense aussi que beaucoup ont été injustes envers lui. C’est un jeune homme qui a de grands rêves de footballeur devant lui, et je suis sûr qu’il remportera toutes les récompenses individuelles qui l’attendent», a-t-il souligné.
Enfin, l’attaquant a rassuré les supporters en affirmant qu’il était très proche de faire son retour sur le terrain après la blessure musculaire contractée le 31 janvier, lorsqu’il avait été contraint d’être remplacé par Marcus Rashford à la mi-temps de la victoire 3-1 contre Elche.
«Je ne sais toujours pas [quand je reviendrai], mais je fais tout mon possible pour récupérer au plus vite. Je suis le premier à détester être mis à l’écart. Je ne veux pas être à 50 %, car je sais que je ne serai pas performant, alors je vais tout faire pour être à 100 % le plus rapidement possible», a-t-il conclu.
Avec 13 buts et cinq passes décisives en 22 matchs officiels lors de la saison 2025/26, Raphinha espère désormais retrouver les terrains à 100 %… et, peut-être, obtenir à l’avenir la reconnaissance qu’il estime mériter.