Parti cet été du FC Barcelone pour rejoindre Al Nassr, Inigo Martinez s’est confié dans une interview accordée à Cadena COPE ce jeudi. Le défenseur espagnol, désormais coéquipier de Cristiano Ronaldo en Arabie saoudite, est revenu sur son expérience catalane et sur sa relation privilégiée avec Lamine Yamal, le jeune prodige de la Masia.
Martinez n’a pas caché l’affection et le respect qu’il portait au jeune attaquant de 18 ans : «J’ai eu une relation privilégiée avec Lamine, réciproque dès le début. Et c’est vrai qu’il me voyait comme un modèle, comme une figure paternelle dans le vestiaire. Il est arrivé très jeune, et ce genre de vestiaire est toujours difficile, mais je pense qu’il n’a pas conscience du poids qu’il porte, car à 18 ans, c’est un joueur qui doit porter l’équipe. J’espère que ça continuera comme ça, car le jour où il s’en rendra compte, cela pèsera sur lui.»
Le défenseur espagnol s’est également montré admiratif devant la maturité et la régularité du jeune international : «Ce qui est bien avec Lamine Yamal, c’est que c’est un joueur concentré qui joue à un niveau que je n’ai jamais vu auparavant, à un si jeune âge. À tel point que la différence entre ses performances sur le terrain et ses absences est flagrante.»
Concernant les éventuelles controverses extra-sportives autour du joueur, Martinez relativise : «Il y a des gens autour de lui qui maîtrisent la situation. Il est jeune et fera des erreurs, dont tout le monde parlera.»
Toujours attentif au Barça
Même loin de la Catalogne, Martinez suit de près l’actualité du Barça et a réagi aux critiques récentes de Deco, le directeur sportif du club : «Il est normal qu’un directeur sportif soit critique envers ce qu’il voit sur le terrain. Les joueurs doivent réfléchir et comprendre qu’il a peut-être raison, mais le plus important est que l’équipe reste unie dans les moments difficiles. Si c’est le cas, c’est ainsi que Barcelone pourra rivaliser et se battre pour tout cette saison.»
Enfin, Inigo Martinez a tenu à défendre la solidité du vestiaire catalan, souvent pointé du doigt ces derniers mois : «La défense est bien défendue, avec des bons et des mauvais moments. Cela nous est aussi arrivé par moments l’année dernière. C’est vrai que j’ai joué un rôle moteur dans l’équipe, et je l’ai ressenti, car si jamais j’ai dû élever la voix, je l’ai fait, mais je ne pense pas qu’il y ait un manque de leadership. Le vestiaire est uni, et il y a des joueurs qui, quand ils doivent se montrer à la hauteur, le font.»