Romelu Lukaku s’est récemment confié sans filtre sur un incident tendu survenu lors d’un match des moins de sept ans de son fils, Roméo Emmanuel. L’attaquant belge de Naples, âgé de 32 ans, a expliqué comment une simple demande de selfie avait dégénéré, provoquant l’intervention des commissaires du Standard de Liège.
Père de deux enfants — Roméo Emmanuel (6 ans) et Jordan (3 ans) —, Lukaku profite rarement de ses rares moments libres pour assister aux matchs de son aîné, qui évolue dans les équipes de jeunes d’Anderlecht, son club formateur.
Blessé aux ischio-jambiers lors d’un match amical de pré-saison face à l’Olympiacos, le joueur avait enfin trouvé un peu de temps pour se rendre en Belgique et encourager son fils. Mais cette journée censée être placée sous le signe de la détente a pris une tournure inattendue.
«Prends un selfie rapide, mais ne le dis à personne»
Dans un podcast enregistré en juin dernier, Lukaku a raconté l’incident en détail. Le joueur regardait son fils participer à un tournoi à l’académie du Standard de Liège, lorsqu’un parent l’a reconnu et s’est approché pour lui demander une photo.
«Prends un selfie rapide, mais ne le dis à personne», lui aurait alors répondu Lukaku, avant d’ajouter : «D’habitude, je vais voir mon fils entre deux matchs pour savoir s’il s’est bien amusé. Mais je ne lui donne jamais de conseils.»
Peu après, Lukaku aperçoit une vieille connaissance, Beni Badibanga, ancien joueur du Standard, qu’il n’avait pas vu depuis des années. «Je ne l’avais pas vu depuis des années, et on discutait tranquillement jusqu’à ce qu’un parent d’un joueur de Seraing vienne me demander si je pouvais poser pour une photo», a poursuivi Lukaku. «J’ai répondu : « Tu ne vois pas que je parle à mes amis ? Je ne les ai pas vus depuis 15 ou 16 ans. Laisse-moi leur parler, et on prendra la photo. »»
«Frère, j’ai enlevé mon chapeau et je suis allé droit sur lui»
Après avoir finalement pris la photo promise, Lukaku s’est dirigé vers sa voiture pour se reposer. Mais c’est alors que la tension a explosé. «J’ai terminé la conversation, j’ai rapidement posé pour la photo, puis je suis allé à ma voiture pour rattraper mon sommeil. Alors que je me dirigeais vers ma voiture, (le parent) m’a dit : «Si tu ne veux pas prendre une photo avec tout le monde, tu aurais dû rester à la maison.» Frère… J’ai enlevé mon chapeau et je suis allé droit sur lui, sans réfléchir». J’avais envie de le frapper. Puis j’ai réalisé que j’avais le tempérament de mon père, une tête brûlée aussi. Je lui ai dit : « Frère, je ne vois jamais mon fils jouer au foot. Et maintenant tu dis des bêtises pareilles ? J’en ai marre. » Le père d’un coéquipier de mon fils, entraîneur personnel, m’a arrêté avec son bébé de 11 mois sur l’épaule. Je lui ai crié : « Toi là, je vais te chercher ! »», a raconté l’attaquant, non sans ironie. «Heureusement que personne n’a filmé la scène, sinon j’aurais fait la une des journaux.»
Des images finalement divulguées
Quelques mois plus tard, le média belge Sudpresse a diffusé des images de l’incident, confirmant le récit du joueur. Un témoin anonyme a déclaré que même s’il n’avait pas entendu les paroles échangées, il avait bien vu Lukaku foncer vers l’homme avant que des commissaires du Standard n’interviennent pour calmer la situation. «Ils ont dû déplacer Lukaku pour briser le peloton», a précisé la source.
Un épisode douloureux dans une période personnelle difficile
Cet épisode ressurgit dans un moment particulièrement sensible pour Romelu Lukaku. Quelques jours seulement après l’incident, le joueur a perdu son père, Roger Lukaku, ancien international congolais, décédé à l’âge de 58 ans.
Très ému, le joueur avait partagé un message bouleversant sur les réseaux sociaux : «Merci de m’avoir appris tout ce que je sais. Je vous en serai éternellement reconnaissant et je vous apprécie. La vie ne sera plus jamais la même. Tu m’as protégée et guidée comme personne d’autre. Je ne serai plus la même. La douleur et les larmes coulent à flot. Mais Dieu me donnera la force de me reprendre en main».