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Les révélations choc d’un ancien coéquipier de Lionel Messi

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Champion du monde 2018 avec l’équipe de France, Samuel Umtiti est revenu avec émotion sur l’un des épisodes les plus sombres de sa carrière : les insultes racistes subies lors du match de US Lecce face à SS Lazio, le 4 janvier 2023, en Serie A. Une soirée marquée par des cris de singes venus des tribunes, visant également son coéquipier Lameck Banda.

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Invité de l’émission Génération After sur RMC, l’ancien défenseur du FC Barcelona a tenu à clarifier ce qu’il a réellement ressenti ce soir-là. «Je vais rétablir la vérité. C’est vrai que j’entendais des cris de singes dès que j’avais le ballon. Mais je vais vous dire la vérité, j’ai tellement souffert pour revenir sur les terrains et jouer… Je me sentais tellement bien sur ce match, comme si j’étais un Avengers. J’ai dit : « Personne ne va venir me déranger dans mon plaisir, pas même les supporters. On continue à jouer. » Les joueurs de la Lazio me disaient : « Non, si tu veux on arrête. » Je répondais : « Non, je gère la situation, on continue. » J’ai été submergé par l’émotion à la fin du match, mais pas du tout à cause des supporters. Je m’en foutais», a-t-il confié.

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Lucide, Umtiti estime toutefois que le football ne progresse pas réellement face au racisme. Selon lui, les mesures actuelles restent insuffisantes et relèvent davantage de l’apparence que de l’action réelle. «Ce qui s’est passé dans les tribunes m’a marqué, mais c’est comme ça dans la vie de tous les jours, dans le foot aussi. On voit que ça n’avance pas du tout. En toute honnêteté, ça n’avance pas. Les joueurs qui décident d’arrêter le match (en cas de cris racistes, ndlr), ça change quoi ? Ça se reproduit un mois après ? Ça ne change rien», déplore-t-il, appelant à des sanctions plus concrètes grâce notamment à la vidéosurveillance.

Désormais retraité, l’ancien coéquipier de Lionel Messi garde une vision amère mais réaliste : pour lui, si les instances voulaient vraiment éradiquer ce fléau, elles en auraient déjà les moyens. «Je pars du principe que si on ne fait pas tout le nécessaire et tous ensemble pour que tout ça s’arrête, ça ne va pas s’arranger. On vit dans un monde où moi ça me choque vraiment que ça se passe encore et qu’on dise : « Ah c’est normal ce sont les supporters de la Lazio… » Ce n’est pas normal du tout mais au final moi, je sais que je ne vais pas pouvoir changer les choses. Je vais le dire franchement, c’est du semblant ce qui se passe parce que réellement si tu veux faire quelque chose, tu peux le faire. Je ne fais pas partie des instances, mais il y a tellement d’outils, c’est facile. Tu cibles. Avec la vidéosurveillance ? Exactement. Tu fais un gros travail et ça va vite s’arrêter. On le voit, dans certains pays, dans certains clubs, ça ne se passe plus, mais dans d’autres clubs, ça continue. Si vraiment on a envie de stopper quelque chose, on le stoppe…», conclut-il.

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