Christian Eriksen a accordé ce lundi une longue interview à Sky Sports, revenant sur son parcours récent, sa relation avec Ruben Amorim et son adaptation à la Bundesliga. L’international danois, transféré librement à Wolfsburg après son départ de Manchester United l’été dernier, se confie sans filtre sur sa carrière et l’évolution du football moderne.
Eriksen est revenu sur sa courte expérience sous les ordres de Ruben Amorim, l’entraîneur qui l’a libéré d’Old Trafford avant le début de la saison 2025/26 : «En tant que joueur, je n’avais pas l’impression qu’il me regardait d’une certaine manière. Bien sûr, après coup, on ressent certaines difficultés sur le plan footballistique. Cependant, sur le plan personnel, nous avons maintenu une relation correcte, il n’y avait rien à redire. Il a une idée bien précise de ce qu’il voulait. Peut-être que mon style de jeu ne lui convenait pas vraiment», a-t-il expliqué.
Arrivé à Manchester United en 2022, Eriksen était un titulaire indiscutable sous Erik ten Hag. Mais le limogeage du coach néerlandais et l’arrivée d’un nouvel entraîneur portugais ont bouleversé ses plans, le poussant à quitter les Diables Rouges pour Wolfsburg, où il a déjà disputé 16 matchs toutes compétitions confondues, inscrit un but et délivré quatre passes décisives.
L’amour du football, moteur de sa carrière
Interrogé sur sa décision de rejoindre la Bundesliga à 33 ans, Eriksen évoque avant tout sa passion intacte pour le jeu : «Cela a toujours été basé sur la même chose, l’amour du football, le simple amour d’être footballeur, d’être sur le terrain, de courir après le ballon… Évidemment, on veut gagner et jouer dans les meilleures équipes possibles.» «J’avais le pressentiment que ça pourrait me convenir. Je me voyais bien jouer pour Wolfsburg et découvrir la Bundesliga. C’est un championnat très ouvert. Une équipe peut mener 3-0 dans les dix dernières minutes et finir par faire match nul 3-3. Il se passe beaucoup de choses et toutes les équipes ont envie de jouer», ajoute-t-il.
Eriksen se dit également surpris par la vitesse du temps qui passe : «Déjà 16 ans depuis mes débuts ? J’ai passé 16 années formidables. Et ça continue. Tous les nouveaux joueurs qui émergent sont nés dans les années 2000, voire plus tard. C’est étrange. Je suis entouré de gamins. En même temps, sur le plan footballistique, je ne me sens pas vieux», confie-t-il avec un sourire.
Enfin, le Danois a partagé son regard sur l’évolution du football depuis ses débuts à Odense : «Il y a eu différentes phases, en termes de possession. Puis un peu de travail tactique, puis de nouveau la possession. Ensuite, beaucoup de pression, beaucoup d’athlétisme… Aujourd’hui, il y a tellement de statistiques, tellement d’objectifs à atteindre, qu’on passe beaucoup plus de temps devant l’ordinateur.»
Il détaille l’importance de la préparation physique et de l’analyse : «Il faut parcourir un certain nombre de kilomètres à l’entraînement, histoire d’être sûr d’être en pleine forme pour le prochain match. Tu te sens bien ? OK, tu es prêt à jouer. Maintenant, il faut prendre tout le reste en compte. Quelle est ta charge de travail ? Combien de courses à haute vitesse dois-tu effectuer ? Combien de sprints supplémentaires dois-tu faire ?»