À l’approche de la Coupe du monde 2026, que les États-Unis organiseront aux côtés du Canada et du Mexique, Donald Trump revient inévitablement au centre des discussions. Entre influence politique et symbolique planétaire, l’événement promet déjà des remous. Mais pour John Textor, homme d’affaires américain et ex-patron de l’Olympique Lyonnais, le président des États-Unis n’est pas vraiment une obsession… sauf lorsqu’il s’agit de ses places de parking.
Interrogé sur Donald Trump et son rôle potentiel autour du Mondial, John Textor a livré une réponse pour le moins inattendue sur RMC Sport, oscillant entre ironie et agacement. «Je ne fais pas particulièrement attention à Donald Trump. Je vis dans un très petit immeuble dans le comté de Palm Beach. Ses deux fils, Donald Jr. et Eric Trump, viennent d’emménager dans mon immeuble», a-t-il expliqué.
Mais le ton change rapidement lorsque la logistique du quotidien s’invite dans la discussion. «Il y a des véhicules des services secrets qui bloquent ma place de parking, celle avec le petit logo d’Eagle Football et malgré ça, ils se garent quand même dessus. Donc mon problème avec Donald Trump, ce sont surtout ses enfants… et le fait qu’ils prennent mes places de parking.»
L’ombre de l’OL plane toujours
Mais derrière la légèreté apparente, John Textor reste un homme profondément marqué par son passage à l’Olympique Lyonnais. Un passage qui a bien failli tourner au naufrage. Promis à une relégation administrative en Ligue 2 par la DNCG, l’OL a dû écarter l’Américain de sa gouvernance et confier les rênes à Michel Kang pour éviter le pire.
Aujourd’hui encore, malgré le changement de direction, le club affiche d’importantes pertes financières. Ce qui n’empêche pourtant pas Textor de multiplier les sorties médiatiques… souvent explosives.
Textor contre Aulas : le règlement de comptes continue
Après avoir crié au complot, l’ancien président de l’OL a désormais trouvé une nouvelle cible : Jean-Michel Aulas. Avec un culot assumé, John Textor affirme avoir commis une erreur monumentale en rachetant le club au dirigeant historique.
«Je pense que j’ai fait une erreur en achetant quelque chose à Jean-Michel Aulas. Il ne voulait pas vendre. Il y a été contraint. (…) Nous avons fait passer cette équipe de la relégation à la Ligue Europa. Mais quand vous achetez une entreprise à un homme qui ne veut pas vendre, qui a été forcé de vendre par ses actionnaires majoritaires, il prend l’argent à contrecœur. Il vous donne le contrôle mais ensuite, il va sur un plateau de télévision un mois plus tard, et dit qu’il n’a pas l’intention de vous écouter. (…) Depuis deux ou trois ans, il n’y a pas une semaine sans que j’aie un problème urgent qui concerne Jean-Michel. Je n’aurais rien dû lui acheter. J’ai été contraint de prendre la direction de ce club, de régler la situation. Et depuis le 30 juin 2025, tous les changements que vous voyez, la réduction de la masse salariale, la réduction des dépenses, rendre le club viable financièrement… tout ça a été fait. Le club était insolvable. Après 36 ans de sa présidence, le club ne tenait plus sur ses deux jambes. Nous l’avons ramené à l’équilibre le 30 juin, nous l’avons ramené en Ligue Europa, ce qui n’était plus arrivé depuis un moment», a-t-il lâché sans détour.