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Les révélations inédites de John Barnes sur sa situation fiscale

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La légende de Liverpool et de l’équipe d’Angleterre, John Barnes, traverse depuis plusieurs années un véritable labyrinthe financier. À 61 ans, l’ancien ailier, qui a marqué l’histoire du football britannique entre les années 1980 et 1990, se retrouve de nouveau dans la tourmente après qu’une nouvelle demande de mise en faillite a été déposée à son encontre devant la Haute Cour.

Des dettes colossales héritées de son entreprise

L’origine du problème remonte à la faillite de John Barnes Media Limited, une société créée pour gérer ses activités médiatiques. Celle-ci avait accumulé plus de 1,5 million de livres sterling de dettes, dont 190 000 £ d’impôts impayés.

En 2022, l’Insolvency Service avait révélé que la société n’avait versé aucun impôt entre novembre 2018 et octobre 2020, malgré un chiffre d’affaires de 441 798 £.

Barnes, unique administrateur de la société, a depuis été interdit de gestion pendant trois ans et demi. Selon le dernier rapport des liquidateurs, il reste encore à payer : 776 878 £ au HMRC (TVA, NI et PAYE), 461 849 £ à des créanciers non garantis, 226 000 £ de prêts aux administrateurs, et 56 535 £ de frais de liquidation.

Barnes se défend : «J’ai déjà tout vendu»

Conscient de l’image négative qui circule dans les médias, John Barnes a tenu à rétablir sa vérité dans le podcast All Things Business. «Je gagnais beaucoup d’argent, j’étais le premier footballeur à gagner 10 000 £ par semaine et j’en ai bénéficié pendant quelques années.», explique-t-il.

L’ancien joueur insiste sur le fait qu’il ne cherche pas à se soustraire à ses obligations fiscales : «Je sais combien c’est difficile pour les gens. Je ne veux pas prétendre qu’il existe des échappatoires, que je peux m’en tirer avec ceci ou cela, ni laisser croire que je peux faire faillite et conserver mes actifs, car j’ai déjà tout vendu. Je n’ai aucun bien. Mais chaque fois qu’il y a quelque chose de nouveau, des histoires paraissent dans la presse disant des choses négatives sur le fait que je ne paie pas mes impôts, même si je vais au tribunal, non pas pour être déclaré en faillite, mais pour demander la permission de continuer à payer. Le football est un sport populaire, et je ne veux pas que les travailleurs pensent que j’ai tout cet argent et que je ne paierai pas d’impôts. Je serais facilement ruiné, car ils ne peuvent rien me prendre d’autre.»

Barnes reconnaît avoir été victime de sa confiance excessive envers son entourage financier durant sa carrière : «Comme beaucoup de sportifs d’élite, je me suis fait avoir parce que j’ai fait confiance aux gens, je me suis fait prendre à plusieurs reprises et j’ai fini par perdre entre 1 et 1,5 million de livres sterling sur quatre ans. En 2017, j’ai commencé à discuter avec le HMRC de ce que je pouvais faire pour rembourser ce que je devais.»

Une image ternie et des opportunités perdues

La situation n’est pas sans conséquences sur sa vie professionnelle. Selon lui, plusieurs entreprises ont cessé de l’inviter à intervenir lors d’événements, refroidies par les rumeurs de faillite et les gros titres dans la presse.

Du côté des autorités, le discours est ferme. Mike Smith, enquêteur en chef du Insolvency Service, a rappelé que Barnes avait un «devoir légal» de s’assurer que son entreprise payait les impôts dus.

«Les particuliers et les entreprises qui ne paient pas les impôts qu’ils devraient payer privent le gouvernement du financement dont il a besoin pour fournir des services publics essentiels et des investissements dans des domaines tels que les écoles, les hôpitaux et les routes», a-t-il souligné.

Entre 1983 et 1995, John Barnes a porté le maillot de l’Angleterre à 79 reprises, devenant l’un des joueurs les plus marquants de sa génération.

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