Dans le monde impitoyable du football, le talent et la chance ne suffisent pas toujours. Pour ne pas se laisser griser par l’argent et la célébrité, il faut aussi un entourage solide. Ibrahima Konaté (26 ans, 25 sélections), défenseur central de l’équipe de France et de Liverpool, en est la parfaite illustration.
«Dans le monde du football, aujourd’hui, je pense que l’entourage fait 60 % d’une carrière. Chez moi, cette pensée renvoie à mes cinq grands frères : Diawoye, Sirima, Mamby, Sikou et Moriba. C’est grâce à chacun d’entre eux que j’ai pu devenir le joueur que je suis aujourd’hui. De mes premiers pas au Paris Université Club, il y a vingt ans, jusqu’à Liverpool, ils ont toujours représenté une aide fondamentale. Une aide à garder les pieds sur terre, déjà, parce que la tête peut gonfler très vite dans ce milieu. Chez moi, c’est simple : j’ai tellement de respect pour mes grands frères que je suis obligé de faire preuve d’humilité. Partout, tout le temps, et même loin d’eux. En fait, je fais comme s’ils étaient tout le temps avec moi», confie le joueur à Ouest-France.
L’ancien défenseur de Sochaux raconte également une anecdote marquante de ses débuts professionnels : «Lorsque je suis arrivé à Leipzig, à 18 ans en 2017, j’ai commencé à gagner ma vie. Mais j’avais tellement peur du regard de mes frères que je ne dépensais rien du tout dans les plaisirs hédonistes et personnels. Pas une nouvelle voiture, pas de vêtement, pas de chaussure. Rien. J’avais trop peur qu’ils me disent que j’avais changé.»