L’histoire d’Antony est celle d’une renaissance, d’un retour à la lumière après une descente aux enfers. Depuis son prêt hivernal au Real Betis, l’ailier brésilien revit, à la fois sur le terrain et dans sa vie personnelle. Loin de l’atmosphère oppressante de Manchester United, où il avait sombré, le joueur de 24 ans a retrouvé des couleurs, un sourire… et surtout, l’amour du football.
Dans une interview poignante accordée à TNT Sports, Antony s’est livré sans fard sur les moments les plus sombres de sa carrière en Angleterre.
«Je n’avais plus envie de jouer au football. J’avais besoin de me retrouver et d’être heureux à nouveau, car le football est quelque chose que j’ai toujours aimé. J’ai vécu une période très difficile à United et je n’arrivais pas à retrouver ce plaisir. J’ai dit à mon frère que je n’en pouvais plus. Mon frère m’a demandé de tenir encore un peu, que tout allait changer. Je deviens émotif parce que c’était des jours très difficiles pour moi. Tout ce que je voulais, c’était être à la maison. Je n’avais même pas la force de jouer avec mon fils. J’ai passé des jours sans manger et enfermé dans ma chambre. C’était très compliqué, mais Dieu merci, je suis maintenant très heureux ici», a-t-il confié, visiblement ému.
Mais l’arrivée au Betis, en janvier, a tout changé. Séville, sa chaleur humaine et le style de jeu andalou ont redonné goût à la vie à l’ancien de l’Ajax.
«J’avais besoin de me retrouver, à cause de tout ce que j’avais vécu dans ma vie personnelle. Je voulais faire des choses, mais ça ne marchait pas, car je n’étais pas heureux, je n’avais pas envie de jouer au football. Jouer au football a toujours été quelque chose que j’aimais», insiste-t-il.
Avec 25 matches disputés, neuf buts et six passes décisives, Antony brille désormais avec le club andalou, qui disputera ce mercredi la finale de la Conference League contre Chelsea.