Alors que Cristiano Ronaldo a récemment été sacré premier joueur milliardaire de l’histoire du football avec une fortune estimée à 1,04 milliard de livres sterling grâce à ses gains sur le terrain et ses contrats lucratifs, un autre ancien footballeur français a suivi une trajectoire financière et personnelle tout aussi spectaculaire, mais beaucoup moins médiatisée : Mathieu Flamini.
L’ancien milieu de terrain d’Arsenal, de l’AC Milan et de Crystal Palace, aujourd’hui âgé de 41 ans, a transformé sa carrière post-football en un empire éco-responsable. Contrairement à Ronaldo, Flamini n’a jamais été une star médiatique majeure en équipe nationale – il n’a totalisé que trois sélections avec la France – et a évolué à une époque où les salaires, même élevés, étaient loin des sommes astronomiques actuelles.
Pourtant, la transition de Flamini vers le secteur des produits biochimiques a été un franc succès. En 2008, alors qu’il était encore joueur, il cofondait GFBiochemicals, une entreprise spécialisée dans la production d’alternatives durables aux produits à base de combustibles fossiles. Aujourd’hui, selon The Sun, sa valeur nette est estimée à… 10 milliards de livres sterling.
L’impact de Flamini ne se limite pas à ses gains financiers. Il est devenu une voix influente dans l’industrie de l’innovation climatique et de la bioéconomie, invité à s’exprimer à la Harvard Business School, à la Commission européenne, et récemment auprès du roi Charles III en tant que membre de la Circular Bioeconomy Alliance.
Sous son impulsion, GFBiochemicals a développé une méthode révolutionnaire de production d’acide lévulinique, réduisant jusqu’à 80 % des émissions de CO2 lors de la fabrication de produits comme les détergents.
Il a également cofondé avec son ancien coéquipier Mesut Özil la gamme de suppléments UNITY, développée en collaboration avec des scientifiques de l’Université de Westminster.
Flamini explique que son engagement écologique trouve ses racines dans son enfance à Marseille, près de la mer, où il a pris conscience des problèmes liés à la pollution plastique et chimique.
«J’ai grandi à Marseille près de la mer et j’ai été conscient des questions environnementales liées aux plastiques océaniques et à la pollution chimique dès mon plus jeune âge», a-t-il partagé. «Nous ne savions pas s’il s’agirait de recyclage énergétique, chimique ou urbain, et nous avons fini par rencontrer une équipe de scientifiques à Milan et avons commencé à avancer dans cette direction.»
Défenseur d’un mode de vie sain depuis l’adolescence, il suit un régime à base de plantes depuis l’âge de 15 ans, une discipline qui, selon lui, a contribué à prolonger sa carrière sportive.
Son influence s’étend également au monde du football, où il milite pour des pratiques plus durables, de la fabrication des maillots à la manière dont les supporters se rendent aux matchs.
«Le changement climatique et le développement durable sont un sujet brûlant», explique-t-il. «Mais nous devons aussi penser à la santé et à l’avenir du football. Si moins d’enfants peuvent s’entraîner à cause de la pollution, le bassin de talents diminue.»