Interrogé ce vendredi sur l’état de Rodri, Pep Guardiola a tenu à rassurer les journalistes et les supporters. Le milieu espagnol, qui a manqué plusieurs rencontres récemment à cause de problèmes au genou, se remet progressivement et devrait retrouver son meilleur niveau avec le temps.
Lors d’une conférence de presse, Guardiola a d’abord répondu de manière concise sur l’état de son joueur : «Il s’est bien entraîné. Il va bien, tout le monde va bien.»
Mais l’entraîneur espagnol a été interrogé sur la possibilité de remplacer Rodri par un autre joueur, notamment après la performance de González contre Burnley. Guardiola a pris le temps de clarifier la situation.
«Vous dites qu’ils (Monaco) ont marqué contre nous parce que c’était González qui jouait et non Rodri ? Comment le savez-vous ? Comment pouvez-vous le prouver ?Moi non plus (il ne peut pas le prouver, ndlr), changeons de sujet. Je sais que Rodri est irremplaçable à bien des égards. Il n’a pas pu jouer il y a trois jours à cause de son genou, mais pendant la demi-heure qu’il a jouée, González a été le joueur qui a récupéré le plus de ballons en transition. Avec Rodri, on a concédé plus de transitions. On n’a pas encaissé de but parce que Rodri n’était pas sur le terrain ; si c’était le cas, je ne l’aurais pas fait sortir. Mais Rodri ne peut pas jouer 90 minutes dans beaucoup de matches, et González a été très, très bon contre Burnley et il progresse. Kovacic n’est pas prêt, et Rodri ne peut pas jouer beaucoup. Il a fait un énorme effort la semaine où nous avons joué contre United, Naples et Arsenal, mais je dois protéger mes joueurs. Regardez ce qui est arrivé à Carvajal au Real Madrid et à d’autres joueurs qui rechutent sans cesse.», a-t-il poursuivi.
La patience avant la pleine forme
Guardiola a insisté sur le fait que le retour complet de Rodri ne se fait pas du jour au lendemain et que la gestion de sa condition physique reste prioritaire.
«J’ai dit à Rodri que ce n’est pas une histoire de six ou sept mois. Ce n’est pas : “je reviens, je joue et je redeviens le Rodri d’avant”. Non ! Le vrai Rodri, on le verra à la Coupe du monde 2026 avec l’Espagne, et dès la saison prochaine, il sera à son meilleur niveau. Cette saison, l’enjeu, c’est de gérer les choses étape par étape. C’est normal. Pendant un an, il a vécu sur la table de soins. Le corps change, le rythme change, tout change. Il a juste besoin de temps. Et il reviendra», a-t-il ajouté.