L’avenir de Bruno Fernandes à Manchester United continue de susciter le débat. Malgré un contrat valable jusqu’en juin 2027, le capitaine des Red Devils pourrait bien ne pas aller au bout de son bail. En cause : une clause libératoire cachée, révélée ce samedi par le tabloïd britannique The Sun, qui pourrait changer la donne.
Selon le média anglais, l’accord entre Manchester United et le meneur de jeu portugais contiendrait une clause libératoire évaluée à 65,3 millions d’euros (57 millions de livres sterling). Cette clause ne pourrait être activée que par des clubs n’appartenant pas à la Premier League, un détail juridique qui rendrait Fernandes particulièrement accessible à l’étranger, notamment en Arabie saoudite.
Un montant qui paraît presque dérisoire pour un joueur de son calibre, auteur de plus de 70 buts et 60 passes décisives depuis son arrivée à Old Trafford en janvier 2020. Et surtout, une somme largement à la portée des géants saoudiens, toujours prêts à séduire les stars européennes.
Le rêve saoudien a déjà frappé à la porte
À l’été 2024, Al Hilal — alors dirigé par Jorge Jesus — aurait proposé plus de 100 millions d’euros à Manchester United pour s’attacher les services de Fernandes. Le club du Golfe était prêt à lui offrir un salaire pharaonique avoisinant 800 000 euros par semaine. Mais le joueur, fidèle à ses principes, avait refusé de quitter l’Europe.
Dans un entretien récent accordé à plusieurs médias anglais, le capitaine portugais est revenu sur cet épisode : «J’ai vu beaucoup d’informations. Beaucoup disaient que j’avais déjà un accord pour partir la saison prochaine. Si le club a conclu cet accord, ce n’était pas avec moi. D’autres clubs ont tenté leur chance après Al Hilal, mais ma réponse était inchangée.»
Le meneur de jeu de 31 ans affirme avoir reçu des approches «d’Arabie saoudite et d’Europe», mais aucune ne s’est concrétisée : «Il y a aussi eu des discussions avec des gens d’Arabie saoudite et d’Europe, mais nous n’avons jamais abouti à une offre concrète. C’est bien que les gens te veuillent, mais il faut mettre de l’argent sur la table, sinon le club ne me laissera pas partir», a-t-il avoué.
«J’ai parlé à Cristiano Ronaldo…»
Sans surprise, Cristiano Ronaldo a eu son mot à dire. Son ancien coéquipier en sélection a révélé avoir consulté la star d’Al Nassr avant de prendre sa décision : «Je ne dirai pas ce qu’il m’a dit, mais nous en avons parlé. Cristiano m’a donné son avis sur ce que je devais faire. Avec toute son expérience, il était important pour moi de l’entendre. Mais la décision me revenait toujours, à moi et au club.»
«L’argent ne fait pas tout»
Si Bruno Fernandes a résisté aux sirènes du Golfe, c’est aussi pour des raisons personnelles et familiales : «L’argent est important pour tout le monde, mais je ne suis pas dans une situation où j’ai besoin de le compter ou de m’inquiéter de l’avenir si je fais les choses correctement. Ma famille et moi ne sommes pas du genre à dépenser beaucoup d’argent», a-t-il expliqué.
«Nous aimons le confort et le luxe, mais nous sommes pleinement conscients de l’avenir que nous souhaitons pour nos enfants et de la façon dont nous voulons qu’ils grandissent. Nous venons de familles modestes. Nous n’avons jamais manqué de nourriture, mais nous savons ce que sont les difficultés. Quand j’aurai terminé ma carrière, je veux juste une vie tranquille à la maison, aller au café avec mon père de temps en temps», a-t-il conclu.