Au lendemain du tirage au sort de la Coupe du monde 2026, Didier Deschamps a livré une analyse lucide et mesurée depuis Washington. Placée dans un groupe I particulièrement relevé aux côtés du Sénégal, de la Norvège et d’un barragiste (Irak, Suriname ou Bolivie), l’équipe de France sait qu’elle n’aura aucun droit à l’erreur.
Lorsque Deschamps apparaît devant les médias, le ton est donné d’emblée : «On ne connaît pas le dernier adversaire, mais en ayant le Sénégal et la Norvège, évidemment que ce groupe fait partie des plus difficiles, si ce n’est le plus difficile, avoue le double champion du monde (1998-2018). C’est la Coupe du monde, on sait à quoi s’attendre»
Les Bleus évolueront dans la zone Est des États-Unis – New York, Toronto, Philadelphie, Boston – un élément que le staff considère comme central pour préparer les déplacements, la récupération et l’acclimatation.
Le Sénégal : un souvenir de 2002… et un adversaire très motivé
Interrogé sur la présence du Sénégal, Deschamps refuse de dramatiser, mais ne nie rien : «J’étais devant ma télé en 2002», glisse-t-il simplement, fidèle à son refus de s’attarder sur le passé.
Mais il insiste sur la dynamique positive des Lions de la Teranga : «Pour les Sénégalais, ça reste un bon souvenir. Il y a un rapport fraternel avec le Sénégal parce qu’il y a beaucoup de joueurs binationaux, qui sont passés par des clubs français, qui connaissent les joueurs français. Quand ils rencontrent la France, il y a toujours une motivation supplémentaire. On a l’habitude avec les joueurs sénégalais qui jouent dans les meilleurs clubs. L’équipe nationale est compétitive.»
La Norvège : le danger Haaland-Sørloth
Même prudence quand il évoque la Norvège : «Évidemment, avec Haaland et Sorloth devant et une capacité à marquer énormément de buts. Elle fait partie des très grandes équipes européennes»
À l’aube de son ultime tournoi à la tête des Bleus, Deschamps refuse tout discours grandiloquent. «Pour nous, il y a l’ambition évidemment, tout en gardant l’humilité nécessaire. Il faudra être performant dès le départ avant de penser à la suite.»
Et de conclure avec une métaphore alpine : «Chaque Coupe du monde a son histoire, il faut l’écrire. Qu’elle soit la plus belle possible. On est l’équipe de France, avec un statut et une attente qui est importante. Il faut avoir le respect et l’humilité nécessaire dès le départ de la compétition. Avant de voir le sommet de la montagne, il faudra gravir les étapes. Les premières étapes sont difficiles.»