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«Oui, j’en ai voulu à Zinedine Zidane», un ex-Bleu brise le silence

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La finale de la Coupe du monde 2006 reste l’un des épisodes les plus douloureux de l’histoire du football français. Ce 9 juillet à Berlin, Zinedine Zidane disputait le dernier match de sa carrière avec l’équipe de France. Une sortie qui aurait pu être légendaire, mais qui s’est terminée dans la frustration, avec un carton rouge et une défaite aux tirs au but face à l’Italie. Un scénario qui a profondément marqué le vestiaire des Bleus, et notamment Willy Sagnol.

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À la 110e minute de jeu, le coup de tête de Zidane sur Marco Materazzi provoque l’expulsion du capitaine français. Privée de son leader pour la séance de tirs au but, l’équipe de France voit le rêve d’un deuxième sacre mondial s’envoler. Si, avec le temps, cet épisode a été analysé et relativisé, la colère était bien réelle dans l’instant.

Interrogé sur RMC il y a quelques années, Willy Sagnol a reconnu sans détour l’amertume qu’il ressentait alors. «Mon sentiment sur son coup de boule en finale, qui lui a valu une exclusion ? On est tous humains, et personne n’est parfait, mais forcément, quand il y a des grosses défaites comme ça, ou de gros échecs, ou un rêve qui s’en va, alors… tu cherches absolument de qui c’est la faute.», expliquait l’ancien latéral droit.

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Dans ces moments de grande désillusion, l’analyse est souvent biaisée par l’émotion. Sagnol l’admet lui-même : «Tu ne te diras jamais que c’est de ta faute, que peut-être tu as mal fait certaines choses, mais tu tu vas rejeter la faute sur les autres.»

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Zidane est alors devenu, malgré lui, le symbole de cette frustration collective. «Donc, oui, j’en ai voulu à Zizou, mais comme à la terre entière ; et au quatrième arbitre, d’avoir vu ça à la vidéo alors qu’à l’époque on n’avait pas le droit», lâchait-il, encore marqué par cette soirée.

Malgré la déception immense, le vestiaire français n’a pas explosé. La lucidité a fini par reprendre le dessus, même dans la douleur. «Ça fait mal quand le rêve s’arrête. Dans le vestiaire, on savait que ça ne servait à rien de s’engueuler, car de toute façon on ne pouvait pas changer les choses», précisait Sagnol.

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