Actuellement à la tête de Manchester City, Pep Guardiola a ouvert la porte à un possible retour à Barcelone, tout en soulignant que «de jeunes entraîneurs auront l’ambition» de suivre son parcours. L’entraîneur catalan s’est confié dans une longue interview accordée à la station espagnole RAC-1, à l’occasion de son millième match en tant que coach, célébré avec une victoire éclatante contre Liverpool (3-0) le 9 novembre à l’Etihad Stadium.
Avec un taux de victoire de 71,6 %, Guardiola dépasse des entraîneurs de renom tels que José Mourinho (61,6 %), Luis Enrique (61,3 %), Carlo Ancelotti (59,8 %) ou encore Sir Alex Ferguson (58,1 %).
«Je plains les détracteurs, mais nous avons gagné beaucoup de matchs. Nous avons été très bons», a commenté Guardiola, en revenant sur certains moments marquants de sa carrière à City : «Je garde un excellent souvenir du 2-6 [contre le Real Madrid à Barcelone] au Santiago Bernabéu, ainsi que de la demi-finale de Ligue des champions disputée au Bayern Munich, même si l’Atlético Madrid nous a éliminés. Il en va de même pour la demi-finale contre le Real Madrid [une victoire 4-0], qui reste à mon avis le point culminant de la décennie à Manchester City.»
Un retour à Barcelone ? Tout est possible
Pep Guardiola n’exclut pas totalement un retour au club catalan, qu’il a dirigé entre 2008 et 2012 avec un succès retentissant : deux Ligues des champions, trois titres de champion d’Espagne, deux Coupes du Roi, deux Supercoupes d’Europe et deux Coupes du monde des clubs.
«Je n’exclus pas Barcelone. Que ce soit comme joueur ou comme entraîneur, ils m’ont tout donné, mais il y a des étapes dans la vie. Je le dis d’autant plus que Xavi Pascual est de retour, ce qui me réjouit beaucoup, car je pense qu’il ramènera le secteur basket au niveau qu’il mérite», a-t-il expliqué.
Interrogé sur les modalités d’un éventuel retour, Guardiola a ironisé : «Cependant, je pense toujours qu’il y a des étapes dans la vie et qu’il y a de jeunes entraîneurs qui auront l’ambition de faire ce que nous avons eu la chance de faire à notre époque. Un retour à Barcelone ? Comment ? En tant que président ? En tant que co-entraîneur ? Allons donc !»
Un hommage au club et à son environnement
L’entraîneur catalan a également salué le dynamisme du club : «C’est pour ça que c’est le plus grand, le plus beau et le plus exceptionnel club du monde. Parce qu’ici, on peut faire ça. Barcelone est un club vivant, il y a toujours de l’actualité. C’est ça, le football, c’est ça. Tout au long de ma carrière, j’ai côtoyé des gens du monde politique, du monde des affaires…», a-t-il confié.
Il a par ailleurs souligné l’importance de se concentrer sur le jeu et de ne pas se laisser distraire par les tensions extérieures : «J’ai côtoyé des personnes importantes, pleines d’idées brillantes, mais qui, pourtant, n’ont même pas la moitié de la passion qu’on leur porte quand il s’agit de football. L’important, concernant les dirigeants du club et l’équipe adverse, c’est de ne pas se laisser distraire par le bruit ambiant. Si on se déconcentre, on fait des erreurs et on gâche tout», a-t-il conclu.
Avec un contrat courant jusqu’en juin 2027 à Manchester City, Guardiola reste pleinement investi dans son projet anglais, mais garde toujours Barcelone dans un coin de sa tête.