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Pologne : Robert Lewandowski règle ses comptes

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C’est un véritable séisme qui secoue le football polonais. L’icône nationale Robert Lewandowski, 35 ans, a décidé de claquer la porte de la sélection tant que Michal Probierz en restera le sélectionneur. La raison ? Le retrait brutal de son brassard de capitaine, un geste vécu comme une trahison par le buteur du FC Barcelone, après dix-sept années de dévouement à l’équipe nationale.

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«Le sélectionneur a trahi ma confiance»

Dans une interview exclusive accordée à WP SportoweFakty, Lewandowski est sorti de son silence et a livré une charge d’une rare intensité contre Michal Probierz. Le ton est grave, la blessure profonde.

«J’ai reçu un appel surprise de l’entraîneur Michal Probierz m’informant qu’il avait décidé de me retirer mon brassard de capitaine. Je ne m’y attendais pas. La conversation n’a duré qu’une minute. Je n’ai même pas eu le temps d’en parler à ma famille ni à qui que ce soit. La façon dont l’information a été communiquée m’a vraiment choqué» a-t-il lâché.

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Une décision annoncée à la va-vite, sans discussion préalable, qui a pris de court l’homme aux 150 sélections. «Je ne suis pas capitaine que depuis un ou deux ans… Cela fait onze ans, et je joue en équipe nationale depuis dix-sept ans. Ce genre de situation devrait être abordé différemment, surtout à l’approche de la prochaine trêve internationale. Un match important arrive, et j’ai été informé de tout cela par téléphone. Cela ne devrait pas arriver. Le sélectionneur a trahi ma confiance» a-t-il poursuivi.

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Une gestion contestée, un accord rompu

Lewandowski évoque également une rupture d’accord concernant sa dernière absence. «Au fil des années, j’ai toujours tout donné. L’équipe nationale a toujours été ma priorité, et en même temps, je ressens une grande douleur à cause de ce qui s’est passé. Ce n’est pas seulement la décision de me retirer le brassard, mais aussi la façon dont elle a été communiquée. J’ai l’impression que le sélectionneur a cédé à la pression médiatique et a rompu notre accord. La décision de ne pas participer à cette convocation a été prise d’un commun accord et n’a pas été expliquée publiquement. Avant le dernier match contre l’Athletic, j’ai appelé le sélectionneur et lui ai fait part de mon point de vue sur la nécessité du repos. Il m’a dit qu’il me rappellerait pour en discuter, et nous avons accepté. J’étais disposé à participer au stage, mais nous avons convenu de ne pas le faire.», a-t-il expliqué.

À l’origine du malaise, une pression médiatique persistante et une communication interne jugée défaillante. «J’essaie toujours de trouver la meilleure solution avec l’équipe nationale et je suis quelqu’un d’ouvert au dialogue. Après mon absence, les médias ont beaucoup spéculé, et je comprends que la situation a évolué à partir de là jusqu’à la situation actuelle.», a-t-il souligné

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Touché, mais visiblement lucide, Lewandowski insiste sur l’injustice ressentie : «Je n’ai eu qu’une seule conversation avec le staff technique où j’ai exprimé mon point de vue, et ce n’était devant personne d’autre. Ce n’est pas la première fois que je le fais. J’ai déjà parlé avec de nombreux entraîneurs, et rien ne s’était jamais produit. Je pensais simplement que mon avis pouvait être utile. Je n’ai jamais eu de problèmes personnels avec aucun entraîneur au cours de ma carrière, même si j’en ai travaillé avec beaucoup… comme Klopp et Guardiola. Je suis en colère, car l’équipe nationale de mon pays compte beaucoup pour moi. Je dois y réfléchir. Je dois me recentrer et parler plus tard de ce que je ressens et de ce que je pense» a-t-il ajouté.

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La version tranchante de Probierz

De son côté, le sélectionneur Michal Probierz a tenté de désamorcer la situation en donnant sa propre version des faits. Pour lui, tout s’est passé dans les règles.

«Je l’ai appelé dimanche. Après être arrivé à Helsinki (en Finlande), à 20h45, j’ai rencontré (Piotr) Zieliski et j’ai voulu connaître son opinion sur la proposition de reprendre le brassard. À 21h16, j’ai rappelé Lewandowski. Nous avons parlé un moment et je l’ai informé que nous devions changer quelque chose. Je lui ai dit que Zieliski serait un meilleur capitaine en ce moment. Il m’a dit que le brassard ne signifiait rien et ne changeait rien», a-t-il assuré, presque détaché.

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Mais le ton change lorsqu’il évoque le souhait de Lewandowski de voir le changement annoncé publiquement. «Lewandowski m’a appelé plus tard et je l’ai rappelé à 21h59. Robert a dit qu’il voulait que le changement de capitaine soit annoncé publiquement. Je n’étais pas d’accord, car il s’agissait simplement de ma décision. J’ai ensuite entendu dans les médias qu’il démissionnait de l’équipe nationale. Personne ne lui a fermé les portes de l’équipe nationale. Je lui souhaite bonne chance. Pour moi, le plus important, c’est tout simplement l’équipe nationale et le bien de l’équipe», a-t-il conclu.

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