Intronisé entraîneur du Real Madrid après le limogeage surprise de Xabi Alonso, Álvaro Arbeloa a livré ses premiers mots et détaillé sa vision pour relancer les Merengues. Ancien coach de la Castilla et ex-coéquipier de Xabi Alonso, l’Espagnol de 42 ans hérite d’un vestiaire en crise et de résultats décevants seulement six mois après l’arrivée de son prédécesseur.
Arbeloa a d’abord affirmé sa volonté de s’inscrire dans la durée : «Je resterai aussi longtemps que le Real Madrid le souhaitera. C’est ma maison, c’est ce que je ressens.» Concernant les tensions dans le vestiaire, il se montre confiant : «Ça ne m’inquiète pas vraiment. On a une équipe avec d’excellents joueurs et ce sont tous de très bons gars ; personne n’est plus motivé par la victoire que les joueurs eux-mêmes. Ils sont exigeants envers eux-mêmes. C’est une bonne première impression (…) Ce qui m’importe, c’est que tout le monde soit disponible, que nous apprenions à nous connaître, que nous travaillions ensemble… L’important, c’est eux, qu’ils soient heureux, qu’ils prennent du plaisir sur le terrain. Porter ce maillot est la meilleure chose qui puisse vous arriver dans la vie.»
Un vestiaire tourné vers l’avenir
Pour instaurer un nouvel élan, Arbeloa demande à ses joueurs de faire table rase du passé : «On repart de zéro, c’est un nouveau départ pour tout le monde. C’est ça, un nouveau départ pour tous, à commencer par le match contre Albacete. Tous les joueurs sont très motivés, ils m’ont montré leur enthousiasme (…) J’ai vu un groupe de joueurs très motivés. Malgré les efforts de cette semaine, j’ai constaté une grande volonté. Ils partagent mon enthousiasme pour se battre sur tous les fronts et gagner.»
S’il n’a pas détaillé son style de jeu, il a tenu à poser un principe clair : être fidèle à lui-même et à ses valeurs. «Je veux être comme Arbeloa. Je n’ai pas peur de l’échec, mais si j’essayais d’être comme Mourinho, j’échouerais. Ce club, c’est la victoire, la victoire et encore la victoire. C’est dans notre ADN. C’est ce qui nous a permis de remplir nos vitrines à trophées. Quand j’étais joueur, j’ai reçu ces valeurs du vestiaire ; c’est le plus important (…) Certains d’entre nous ont remporté trois Ligues des champions. Je connais les exigences qui pèsent sur nous et ce que signifie bien jouer, ce que les supporters veulent voir. Ici, seule la victoire compte.»