La star du Real Madrid, Kylian Mbappé, traverse une zone de turbulences. Absent lors des deux derniers matchs des Merengue, l’attaquant français ne manque pas à l’appel par choix, mais en raison d’une entorse au genou gauche qui l’oblige à lever le pied. Un contretemps physique qui aurait pu passer inaperçu… si son escapade parisienne n’avait pas déclenché une vive polémique en Espagne.
Touché après avoir forcé ces dernières semaines sur un genou déjà fragilisé fin décembre, Mbappé a dû se résoudre à un arrêt forcé. Lundi, le Real Madrid a publié un communiqué médical pour clarifier la situation : «Après les examens réalisés sur notre joueur Kylian Mbappé par des médecins spécialistes français, sous la supervision des services médicaux du Real Madrid, le diagnostic d’entorse au genou gauche est confirmé, ainsi que la pertinence du traitement conservateur qui est suivi. En attente d’évolution.»
Sur le plan sportif, l’impact de l’absence de Mbappé s’est rapidement fait sentir. Le Real Madrid s’est incliné à domicile face à Getafe CF (0-1) pour la clôture de la 26ème journée de Liga, son deuxième match sans le numéro 10. Pendant ce temps, Mbappé était à Paris pour consulter des spécialistes du genou sous la supervision du staff médical madrilène, et en a profité pour revoir d’anciens coéquipiers. Cette initiative a alimenté les critiques en Espagne.
De quoi faire bondir Manu Carreño, journaliste de la Cadena SER, dans l’émission El Larguero : «Une chose est ce que vous êtes, une autre est ce que vous semblez être. Si vous êtes blessé, il est normal que vous soyez au match. Prendre un verre à Paris pendant que votre équipe joue un match… c’est une question d’engagement, d’image. Je ne sais pas si le meilleur image pour quelqu’un qui prétend être le leader d’un projet sportif est d’être en train de faire la fête alors que vous êtes blessé et que vous ne pouvez pas jouer.»
Pour le journaliste espagnol, la question dépasse le simple cadre médical : elle touche au leadership et à l’exemplarité. «Les joueurs de l’équipe réserve du Real Madrid doivent se présenter le jour du match à 25 ans et là, on leur dit qu’ils ne sont pas convoqués et ils restent là à regarder le match. Si cela arrive à des enfants de 11 ans, comment un professionnel qui gagne des millions d’euros peut-il ne pas soutenir son équipe ? Qu’a-t-il de plus important à faire que d’être là pour voir son équipe jouer le jour du match ? C’est inexplicable»