Depuis plusieurs jours, Kylian Mbappé se retrouve plongé dans une polémique retentissante en Espagne. En cause : une supposée erreur médicale du Real Madrid, accusé d’avoir examiné… le mauvais genou de l’attaquant français. Une révélation signée Daniel Riolo qui a déclenché une vague de réactions.
Lundi soir, sur RMC, Daniel Riolo a lâché une bombe dans l’émission After Foot : «On sait qu’il y a eu un mauvais diagnostic qui a été posé à Madrid puisque ça ne lui a pas plu, il était même en colère. Il est venu consulter un médecin (à Paris, ndlr) qui a visiblement constaté qu’à Madrid, on avait mal travaillé. (…) On nous a dit que c’est parce qu’il y avait beaucoup de blessés. Je peux vous dire ce soir que le diagnostic posé sur le genou de Mbappé était tellement catastrophique et certainement pire que catastrophique, une erreur majeure, que c’est pour ça qu’ils ont viré tout le monde. Pour le Real c’est une honte totale et je pense qu’on a évité le pire. Cette erreur de diagnostic aurait pu s’avérer être bien plus grave puisque Mbappé a mis du temps, à savoir ce qu’il avait. Il a disputé un ou deux matches sans savoir ce qu’il avait, il aurait pu se flinguer le genou. (…) Ce qui se dit dans les «milieux autorisés», c’est que la boulette est absolument énorme. Il se dit qu’ils ont ausculté le mauvais genou au Real. Vous croyez que je raconte des conneries ? Le Real a viré tout le monde. Voilà. (…) Vous vous rendez compte du camouflet pour un club comme le Real ?» Une information aussi spectaculaire que difficile à croire, mais qui a immédiatement enflammé les débats, en Espagne comme en France.
Dugarry ne mâche pas ses mots
Face à cette polémique, Christophe Dugarry a réagi avec fermeté au micro de Rothen s’enflamme. S’il admet avoir du mal à croire à un tel scénario, il estime néanmoins que si cela s’avère vrai, les conséquences doivent être immédiates. «Si je crois au fait que les médecins ont ausculté le mauvais genou ? Non, je ne crois pas. Ca ne laissera aucunes séquelles. Il faut virer le mec qui a fait la boulette et voilà. C’est l’exigence. Ça paraît tellement énorme, ça arrive… Je ne pensais pas que ça pouvait arriver, je suis surpris, les bras m’en tombent, maintenant c’est arrivé. Chacun prend ses responsabilités. C’est le haut niveau, c’est comme ça, tu te dois d’avoir les meilleurs. Qu’il y ait une mauvaise décision médicale qui soit prise, ça arrive régulièrement, c’est toute la difficulté aussi du médical. Ce n’est pas une science exacte, ça reste des humains qui prennent des décisions, qui peuvent se tromper, c’est la légitimité des choses. Après, se tromper de jambe, il n’y a aucune excuse, le mec doit partir ou aller se reposer. S’il doit y avoir une défiance vis-à-vis du Real ? Un médecin, un staff médical doivent mettre en place une confiance avec ses joueurs. Sans cette confiance, peu importe la qualité du médecin…», lâche-t-il sans détour.
La question cruciale de la confiance
Au-delà du scandale, Dugarry met en lumière un point essentiel : la relation entre les joueurs et le staff médical. «Il doit mettre cette confiance et cette relation en place avec les joueurs, et la confiance va venir au fur et à mesure des diagnostics. Des joueurs qui vont aller se confier au médecin pour des petites douleurs, qui ont parfois besoin d’être rassurés, comme certains ont besoin de se faire bouger. C’est-à-dire que le médecin peut dire ‘Mec, tu n’as rien, c’est dans ta tête, tu peux y aller, tu peux forcer’. Les joueurs ont souvent besoin d’être rassurés par un staff médical et cette confiance doit se mettre en place au fur et à mesure du temps, des semaines et des mois. C’est un travail de longue haleine. Tu ne peux pas arriver et mettre le meilleur médecin du monde, qualifié, ça ne suffira pas. Il faut que ce médecin arrive à développer une confiance. C’est pour ça que ces derniers temps, et ça a compliqué des choses pour les clubs, beaucoup de joueurs arrivaient avec leur physiothérapeute, avec leur médecin, avec leur kiné parce qu’ils ont cette confiance en ces médecins-là pour pouvoir prendre les meilleures décisions possibles pour leurs carrières, pour leurs avenirs. C’est toute la difficulté, mais c’est vrai que c’est loin d’être quelque chose de facile à mettre en place pour les clubs, ça c’est sûr», ajoute Christophe Dugarry