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Rio Ferdinand dresse le bilan de la première année de Ruben Amorim

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Un an après son arrivée à Manchester United, Ruben Amorim commence peu à peu à imprimer sa marque. Nommé entraîneur des Red Devils à l’été 2024 après un transfert d’environ 11 millions d’euros en provenance du Sporting Portugal, le technicien portugais a connu une première saison mouvementée. Mais pour Rio Ferdinand, légende du club et observateur avisé, le bilan, s’il reste mitigé, laisse entrevoir des signes encourageants.

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Dans une vidéo publiée ce jeudi sur sa chaîne YouTube, Rio Ferdinand Presents, l’ancien défenseur central a livré une analyse franche et détaillée de cette première année du technicien lisboète à Old Trafford.

«Les douze premiers mois de Ruben Amorim à Manchester United ont été une véritable montagne russe émotionnelle. Plus de bas que de hauts, vous en conviendrez. Après l’ère Ten Hag, il fallait tout reconstruire. Certains le décrivaient comme un entraîneur agressif, très exigeant. L’un de ses points forts, c’est la discipline — il a su se montrer ferme dès le départ.», a-t-il déclaré.

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Selon Ferdinand, Amorim a d’abord voulu imposer une culture de rigueur et de responsabilité dans un vestiaire fragilisé par les saisons précédentes : «Dès son arrivée, il a voulu instaurer un changement de culture. La discipline a été l’une de ses priorités. Il a parlé publiquement de ponctualité, de respect du groupe. Je ne citerai pas de noms, mais il a isolé certains joueurs pour leur faire comprendre que les choses allaient changer.», a-t-il ajouté.

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Un système en évolution

Sur le plan tactique, Rio Ferdinand salue la cohérence de la philosophie d’Amorim, même si les résultats tardent encore à refléter le travail effectué : «De toute évidence, il a instauré un changement radical par rapport à ce que nous avions avec Ten Hag. Il est totalement attaché à la défense à trois, mais son système évolue selon les matchs. Ce n’est pas une structure figée, il y a des ajustements constants.»

S’il admet que «les statistiques brutes» ne plaident pas encore en faveur du coach portugais, Ferdinand estime que le projet est en bonne voie : «Nous n’y sommes pas encore, mais on voit quelque chose se construire. Il y a enfin des raisons d’être optimistes, et ça faisait longtemps que les supporters n’avaient pas ressenti ça.»

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«Il était naïf, et c’était notre plus grand péché»

Le champion d’Europe 2008 avec United (455 matchs sous le maillot rouge) a également mis en lumière l’un des tournants tactiques majeurs du mandat d’Amorim : «L’un des principaux changements, c’est la capacité à reculer par moments et à attendre le bon moment pour presser, au lieu de foncer tête baissée. Avant, on voulait toujours presser dès la perte du ballon. C’était naïf, et c’était souvent notre plus grande erreur.»

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Cette correction a permis à certains cadres de retrouver un meilleur rendement : «Il était facile de jouer contre nous en contre-attaque. Maintenant, on est plus équilibrés, et ça a permis à des joueurs comme Casemiro ou De Ligt d’améliorer leurs performances.»

Des progrès lents, mais réels

Ferdinand n’ignore pas les difficultés rencontrées par Amorim — critiques médiatiques, blessures, manque de constance offensive —, mais il insiste sur la nécessité de patience dans le processus de reconstruction : «Il est arrivé en plein chaos, héritant d’une culture qu’il a immédiatement jugée défaillante. Ce fut une période très toxique avec Erik ten Hag. Je dois dire que les progrès ont été lents jusqu’à présent, mais nous commençons à récolter les fruits de son travail.»

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Une dynamique à confirmer contre Everton

Les Red Devils restent sur une série encourageante, et leur prochaine échéance — la réception d’Everton à Old Trafford le 24 novembre — pourrait confirmer cette montée en puissance.

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Pour Rio Ferdinand, ce rendez-vous doit servir à valider les progrès observés et à donner du crédit au projet Amorim : «C’est encore une équipe en construction, mais pour la première fois depuis longtemps, on sent un cap, une direction. Et c’est déjà énorme pour Manchester United.»

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