Ole Gunnar Solskjaer, ancien entraîneur de Manchester United, a révélé une anecdote savoureuse concernant Carlo Ancelotti, alors coach d’Everton, qui illustre parfaitement la pression immense qui accompagne le poste de manager des Red Devils.
Lors d’une interview avec BBC Sport, Solskjaer raconte : «Je me souviens d’un match contre Everton. Carlo Ancelotti est arrivé, et il se trouvait donc plus ou moins dans ma zone. Le quatrième arbitre lui a dit : « Carlo, vous devez retourner dans votre zone technique, à moins que vous ne vouliez prendre la place d’Ole ? » Et il a répondu : « Non, non, non, trop de pression. Ce poste est trop stressant. »»
Une phrase qui avait fait sourire le Norvégien, mais qui résumait aussi une réalité : diriger Manchester United n’a rien d’un travail ordinaire. «C’est un privilège de ressentir cette pression car elle m’a permis de faire mon travail et de la gérer à ma manière. Être entraîneur de Manchester United, c’est être le visage de tout ce qui entoure le club, et c’est quelque chose de spécial.», affirme Solskjaer, assurant qu’il a vécu cette responsabilité comme quelque chose d’unique.
Malgré son limogeage en 2021 après une série de mauvais résultats, l’ancien coach ne nourrit aucun regret. Il reconnaît même que la décision était justifiée : «Nous avons traversé une très mauvaise période de six semaines, ce qui est beaucoup trop long pour un club comme Manchester United. Mais j’ai eu la chance de travailler avec une excellente équipe et dans un environnement très positif.»
Solskjaer a aussi remis en perspective son passage à Old Trafford, qu’il estime avoir été l’un des plus difficiles de l’histoire récente du club, en raison de la concurrence féroce.
«Il ne s’agit pas de s’attribuer le mérite. C’était la période la plus difficile pour être entraîneur de Manchester United, avec Jürgen Klopp à Liverpool et Pep Guardiola à Manchester City. Ce sont probablement les deux meilleures équipes et entraîneurs du monde à ce moment-là. Nous avons terminé deuxième et troisième, donc avec l’équipe, nous avions quelque chose de prometteur, mais nous n’avons pas pu franchir l’étape suivante»