L’ancien arbitre argentin Javier Castrilli a vivement critiqué la suspension préventive infligée à Gianluca Prestianni, attaquant de Benfica, par l’UEFA, accusé d’avoir proféré une insulte raciste envers Vinicius Junior lors du match aller des barrages de Ligue des champions contre le Real Madrid.
Sur les réseaux sociaux, Castrilli n’a pas mâché ses mots : «L’UEFA a suspendu Gianluca Prestianni sans preuve ? Désormais, n’importe qui peut accuser quelqu’un d’autre sans fondement ? Voilà la nature humaine et le niveau de dégradation que connaît l’Europe… Le football en est atteint», a commencé à écrire Castrilli, poursuivant avec d’autres critiques à l’encontre de l’UEFA.
«Si l’on suit la logique de l’UEFA, les arbitres pourront désormais expulser tout joueur accusé d’insulter un adversaire. Une stupidité abyssale», a souligné l’ancien arbitre, avant de pointer du doigt Vinicius Junior, estimant que le joueur du Real Madrid avait provoqué l’incident avec Prestianni.
«Deux décisions stupides de l’UEFA. D’une part, elle sanctionne sur la base de présomptions, sans preuves objectives, et d’autre part, compte tenu du contexte, elle cautionne l’impunité pour les provocations et l’incitation à la violence résultant de la provocation du public par Vinicius Junior. C’est consternant et historique», a conclu Javier Castrilli.
Qu’a décidé l’UEFA ?
Lundi après-midi, l’UEFA a révélé avoir infligé une «suspension préventive» à Prestianni, empêchant ainsi le joueur de Benfica de participer au match prévu mercredi. «Suite à la nomination d’un inspecteur de l’éthique et de la discipline de l’UEFA (EDI) pour enquêter sur les allégations de comportement discriminatoire lors du match de barrage de la Ligue des champions 2025/26 entre Benfica et le Real Madrid le 17 février 2026, et suite à une demande de l’EDI, accompagnée d’un rapport provisoire, le Comité de contrôle, d’éthique et de discipline et le Comité d’appel de l’UEFA (CEDB) ont décidé aujourd’hui de suspendre provisoirement M. Gianluca Prestianni pour le prochain (1) match de compétition interclubs de l’UEFA auquel il serait autrement éligible, en raison d’une violation «prima facie» de l’article 14 du Règlement disciplinaire de l’UEFA (RD), relatif au comportement discriminatoire», peut-on lire.
«Ceci est sans préjudice de toute décision que les instances disciplinaires de l’UEFA pourraient prendre ultérieurement à l’issue de l’enquête et de la transmission de son rapport. De plus amples informations seront communiquées en temps voulu», précise le communiqué.