Jorge Valdano n’a pas mâché ses mots. Lundi, sur le plateau de l’émission El Tercer Tiempo diffusée sur Movistar+, l’ancien joueur, entraîneur et directeur sportif du Real Madrid a vivement critiqué la sortie médiatique d’Alvaro Arbeloa, récent entraîneur du club merengue, après les huées entendues au stade Santiago Bernabéu lors du match face à Levante.
Pour Valdano, la ligne défendue par Arbeloa, qui a pris publiquement la défense des joueurs et surtout du président Florentino Pérez, pose un problème de fond. «Il prétend savoir ce qui se trame en coulisses. D’abord, il doit être mieux informé que moi, car j’ignore tout des manœuvres politiques qui concernent le club. Mais je ne sais pas s’il est judicieux de les révéler, car il ne fait que ternir l’image du club. Le club nous appartient à tous», a averti le champion du monde 1986 avec l’Argentine, dans des propos relayés par Mundo Deportivo.
Arbeloa dans les pas de Florentino Pérez
La polémique trouve son origine dans les déclarations d’Alvaro Arbeloa en conférence de presse, au lendemain de la victoire contre Levante. L’ancien défenseur du Real Madrid avait réagi aux sifflets visant Florentino Pérez, déjà conspué par une partie du public après le limogeage de Xabi Alonso en cours de saison.
«Je ne sais pas d’où ça vient. Les huées ne viennent pas de ceux qui ne veulent pas de Florentino, mais de ceux qui ne veulent pas le meilleur pour le Real Madrid. Ils ne me tromperont pas», a lancé Arbeloa, avant d’aller plus loin en qualifiant Florentino Pérez de «personne la plus importante du club avec Santiago Bernabéu». Une sortie très politique, qui a manifestement fait tiquer Valdano, défenseur d’une institution qu’il estime devoir rester au-dessus des querelles internes et des soupçons de manœuvres.
Une conversation embarrassante avec Vinícius Jr
Comme si cela ne suffisait pas, le début de mandat d’Alvaro Arbeloa est déjà marqué par une autre polémique. Lundi, une conversation entre l’entraîneur et Vinicius Junior a été captée par les caméras de la chaîne Mega à l’entrée du centre d’entraînement. Le sujet : les sanctions disciplinaires… et les amendes.
«Il faut imposer des sanctions et des amendes», lance l’international brésilien. Surpris, Arbeloa rétorque : «Tu as beaucoup de bons contrats et tu veux des amendes ?» Vinícius insiste : «Pour moi, les amendes sont préférables.» L’échange se conclut par une phrase lourde de sens de l’entraîneur espagnol : «Tu es le capitaine, il faut sanctionner les joueurs.»
Rapidement interrogé, Arbeloa a tenté d’éteindre l’incendie en conférence de presse, à la veille du match de Ligue des champions contre l’AS Monaco. «Vous, les gars d’El Chiringuito, vous êtes partout. Rien. Enfin, comme nous venions de terminer l’analyse vidéo, probablement que, comme vous tous, certains se coiffaient, d’autres se parfumaient… Bref, il fallait partir un peu plus vite, et c’était juste une blague, rien de plus», a-t-il expliqué, minimisant la portée de l’échange.