Avant de devenir l’entraîneur légendaire que l’on connaît aujourd’hui, Zinedine Zidane a marqué l’histoire du football comme joueur, notamment avec la Juventus Turin, le Real Madrid et l’équipe de France. Mais c’est en 2001, en quittant la Juve pour le Real Madrid, que le meneur de jeu a signé le contrat le plus juteux de sa carrière, et il en dévoile les coulisses dans un entretien accordé à L’Équipe en 2022.
À 28-29 ans, fort d’un palmarès déjà impressionnant avec la Juve et les Bleus, Zidane sentait qu’il était temps de relever un nouveau défi : «C’était dans ma tête et ça s’est renforcé petit à petit. Quand vous avez fait la Juve, tout gagné avec l’équipe de France, il faut repartir sur un autre plan. Le Real était le mien. Et je savais que c’était dans la tête de Florentino Pérez. Et quand il a quelque chose dans la tête, tout va très vite aussi avec lui», explique-t-il.
Le contrat signé avec le Real Madrid était exceptionnel : 6,5M€ par an, hors sponsoring, et un transfert rapportant environ 75M€ à la Juventus. Mais ce qui retient particulièrement l’attention, ce sont les détails de la négociation avec Florentino Pérez.
«Notre premier rendez-vous ? Bien sûr. C’était à Monaco. La première fois où on s’est vus, tout s’est fait là. Il n’y a pas eu de deuxième ou troisième rendez-vous pour que les choses se fassent. La première a été la bonne. On s’est dit OK. Florentino Pérez est un homme qui ne plaisante pas. Quand il dit : “On va le faire”, il le fait. J’ai même une anecdote qui me fait rire encore aujourd’hui. On était à une grande table à Monaco pour un dîner de gala. On n’était pas l’un à côté de l’autre. J’étais invité pour recevoir un prix. Là, il me fait passer une serviette. C’était écrit à l’intérieur : “Tu veux venir ?” Et je lui ai répondu sur un bout de serviette en papier : “Yes”. Je me demande encore pourquoi je lui ai répondu en anglais ! J’aurais pu mettre “oui”, puisqu’il parle français, ou “si” en espagnol, mais j’ai mis “yes”… C’est parti de là. J’ai fait cinq ans. C’est mon chiffre. Il me suit», poursuit Zidane.