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Zinedine Zidane : «J’ai toujours eu peur…»

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Après avoir construit sa légende au cœur d’un collectif, Zinedine Zidane s’est pourtant retrouvé, une fois entraîneur, seul en première ligne sur le banc de touche. Une situation presque paradoxale pour l’ancien numéro 10 des Bleus, qui n’avait jamais vraiment envisagé cette solitude durant sa jeunesse.

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Reconverti avec un succès éclatant après sa carrière de joueur, Zidane a marqué l’histoire du Real Madrid en remportant trois Ligues des champions consécutives. Ballon d’Or 1998, il est aujourd’hui régulièrement cité comme un successeur potentiel de Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France.

Pourtant, comme il l’expliquait en 2015 dans So Foot, l’idée d’un sport individuel l’avait toujours rebuté. «C’est très étrange parce que je me suis longtemps dit que je n’aurais jamais pu faire un sport individuel. Dans ma famille, on est très judo, mon frère est ceinture noire et champion de France, j’étais moi-même plutôt pas mal (ceinture bleue, ndlr), j’ai toujours adoré le tennis, Roland-Garros, tout ça, mais je me suis toujours dit que je n’aurais jamais pu faire un sport individuel. La solitude du sportif me faisait peur. Quand tu gagnes, ça va, mais quand tu perds, tu perds seul. Et puis, quand tu as perdu seul, tu repars seul, tu voyages seul. J’ai toujours admiré les gars qui supportaient ça. Tu prépares un truc toute la saison, et à la fin, tu perds au premier tour et t’es tout seul… ça ne doit pas être évident ! Et puis aujourd’hui, me voilà entraîneur. Et entraîneur, bah t’es tout seul», confiait-il avec sincérité.

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Conscient de la difficulté du métier pour l’avoir observé en tant que joueur, Zidane dit avoir toujours fait preuve d’indulgence envers ses entraîneurs. Plus qu’un rôle, c’est une vocation qui l’a guidé.

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«J’ai été joueur, donc je n’ai jamais ignoré la difficulté d’être entraîneur. D’ailleurs, j’ai toujours été indulgent avec mes entraîneurs. Même quand je voyais que le message n’était pas clair, ce n’était pas bien grave, je savais ce que j’avais à faire sur le terrain. Et je savais aussi combien c’était difficile d’être coach. Mais voilà : j’avais envie de ça, j’avais envie de transmettre», résumait-il.

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