- mai 4, 2026
- Par Firmin assogbo
- 17 h
- 0 Comments
Cristiano Ronaldo et le Portugal : les fortes déclarations de Roberto Martinez
Dans le premier épisode du Portugal Football Summit Podcast, le sélectionneur du Portugal Roberto Martinez s’est longuement exprimé sur l’importance de Cristiano Ronaldo à l’approche de la Coupe du monde de la FIFA 2026. Un hommage appuyé au capitaine de Al Nassr FC, accompagné d’un rappel ferme : le succès passera avant tout par le collectif.
Martinez n’a pas hésité à encenser son leader offensif, tout en relativisant l’enjeu des trophées collectifs. «Il restera le plus grand joueur portugais de tous les temps, qu’il remporte ou non la Coupe du monde. L’important pour nous, c’est de savoir comment maximiser nos chances de gagner la Coupe du monde, et cela passe par l’analyse de nos schémas de jeu et une recherche constante d’amélioration. C’est précisément en cela que chaque jour lui offre l’opportunité d’affronter un adversaire différent, comme nous l’avons fait en Ligue des Nations», a-t-il affirmé.
Pour le sélectionneur espagnol, Ronaldo reste un modèle quotidien, notamment par son exigence. «Je n’ai jamais travaillé avec un joueur qui, chaque matin, se concentre autant sur sa progression au quotidien. Si Cristiano pouvait rester avec nous indéfiniment, ce serait la méthode la plus simple pour former les jeunes joueurs à leur arrivée en équipe nationale, car il possède cette même détermination. Son désir est de s’améliorer chaque jour», a-t-il ajouté.
Un joueur unique… mais intégré dans un projet collectif
Martinez insiste sur un point clé : la présence de Ronaldo est un atout majeur, mais elle ne peut suffire à elle seule. «C’est essentiel car la différence entre gagner et ne pas gagner le trophée est minime. Et la victoire permet d’éliminer l’incertitude. Ce qu’il y a de pire dans un vestiaire, c’est l’incertitude. Quand on ne remporte pas de trophée, même après avoir tout fait correctement, on se retrouve face à cette incertitude. Or, nous avons tellement de joueurs qui ont connu la victoire que cela leur donne la confiance et la compréhension nécessaires pour gérer les moments clés d’un match, ce qui est essentiel pour gagner. C’est un aspect qu’on ne peut probablement pas travailler à l’entraînement», explique-t-il.
Une expérience collective déjà en construction
Le sélectionneur met en avant les progrès réalisés par son équipe, notamment avec la victoire en Ligue des Nations de l’UEFA. «C’était essentiel pour insuffler confiance et conviction, et pour donner au groupe une énergie particulière. La Ligue des Nations est sans conteste le format le plus difficile. Il y a dix matchs, environ dix mois, cinq phases différentes, et les deux derniers matchs sont l’issue d’un quart de finale aller-retour en mars. Et ensuite, nous jouons contre l’Allemagne en Allemagne, un endroit où nous n’avons pas gagné depuis 25 ans. Et c’est la première finale contre un champion d’Europe. Donc, compte tenu de la difficulté et de la complexité du tournoi, c’est presque un grand pas en avant de dire que nous avons accompli quelque chose qui peut nous donner une confiance incroyable pour l’avenir», souligne-t-il.
Martinez a également abordé un sujet de fond dans le football moderne : la surcharge du calendrier et la gestion physique des joueurs. «Personne ne veut céder, mais tout le monde le devrait. Il ne s’agit pas de savoir si ce sont les compétitions de clubs ou les compétitions internationales qui l’emportent. Il ne s’agit pas d’un combat à gagner. Il s’agit simplement de la décision de quelqu’un d’accorder à un joueur une pause de trois à quatre semaines. Point final. Parce que le corps en a besoin, parce que les muscles ont besoin de récupérer, parce qu’il y a une fatigue mentale à surmonter», insiste-t-il.