- mai 25, 2026
- Par 7buts
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«Manchester est mort», la phrase de Carlo Ancelotti qui a changé la carrière de James Rodriguez
Passé par Real Madrid, Bayern Munich ou encore Manchester United qu’il a longtemps failli rejoindre, James Rodriguez est revenu sur plusieurs moments forts de sa carrière dans un documentaire diffusé sur Netflix. Le meneur de jeu colombien y raconte notamment comment Carlo Ancelotti a totalement bouleversé son avenir au moment de quitter le Real Madrid.
Alors qu’il semblait destiné à rejoindre Manchester United après son aventure madrilène, un simple appel d’Ancelotti a suffi à changer sa trajectoire. «Personne ne le sait, mais après le Real Madrid, j’étais sur le point de signer à Manchester United. Jorge Mendes m’a demandé : “Tu veux aller au Bayern ?” Et j’ai répondu : “Où est-ce que je vais jouer ? Il y a Franck Ribéry, Arjen Robben…” Il a dit : “Carlo a demandé à te voir.” Carlo m’a appelé, et j’ai dit : “Je crois que je vais à Manchester.” Et il a répondu : “Quel Manchester ? Manchester est mort. Tu dois venir ici avec moi.” Je pense que c’était une bonne décision d’aller au Bayern Munich», a raconté le Colombien.
Une aventure allemande contrastée
Sous les ordres d’Ancelotti puis d’Jupp Heynckes, James Rodriguez retrouve de la confiance, du temps de jeu et un cadre plus favorable à son épanouissement. Mais la situation change radicalement avec l’arrivée d’Niko Kovač. Le Colombien évoque avec humour sa relation compliquée avec le technicien croate et certaines méthodes d’entraînement qui ne lui convenaient pas.
«Lors de ma première année en Allemagne, j’ai eu la chance que Carlo Ancelotti et Jupp Heynckes parlent espagnol. La deuxième année, Kovac est arrivé. Chaque entraîneur a ses chouchous, et je n’en faisais pas partie. Il voulait que les joueurs fassent 30 minutes de vélo après l’entraînement, et je lui disais : “Pourquoi est-ce que je m’entraîne ? Est-ce que je vais au Tour de France ou quoi ?” Je suis footballeur», a-t-il plaisanté. James a également reconnu qu’il ne s’était jamais vraiment adapté à la langue allemande. «Je n’arrivais pas à suivre les cours ; je m’endormais sans arrêt. Je lui ai dit : “Je ne veux pas apprendre.”»
Zidane, la frustration malgré les performances
Si James garde de bons souvenirs de certaines périodes au Real Madrid, son passage sous les ordres de Zinédine Zidane reste plus douloureux. L’international colombien explique avoir souvent eu le sentiment de mériter davantage de temps de jeu. «Je m’entraînais bien avec Zidane. Quand je jouais, je faisais du bon travail. J’ai fait de belles performances. J’ai marqué des buts, j’ai fait des passes décisives. Et quand les matchs importants arrivaient, je n’étais pas titulaire. Alors j’étais frustré et je me demandais ce que je pouvais faire de plus.»
Face aux critiques médiatiques et à son statut de remplaçant, l’ancien meneur madrilène reconnaît avoir vécu une période émotionnellement compliquée. «Les journaux étaient remplis de critiques, car ils me montraient sur le banc, l’air furieux… Cela a créé une ambiance toxique. Dès le début, il avait ses 12 ou 13 joueurs. Je pense qu’il avait choisi un noyau dur. Je n’ai jamais eu de problème avec lui, aucun différend personnel. Je voulais juste jouer, et c’est respectable, car il a réussi à gagner des titres.»
Des larmes au moment de quitter Madrid
Le départ du Real Madrid reste encore aujourd’hui un souvenir extrêmement douloureux pour James Rodriguez. Derrière les titres et les projecteurs, le Colombien raconte avoir traversé un moment très difficile sur le plan personnel. «Je suis rentré à la maison… triste, j’ai fondu en larmes en secret pour que ma fille ne me voie pas. Mais elle m’a trouvé et m’a demandé pourquoi je pleurais. Je lui ai dit qu’on devait partir, que je devais changer de club. J’avais le cœur brisé», a-t-il confié.