- mai 29, 2026
- Par 7buts
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Arsenal : la confession bouleversante d’Emmanuel Eboué
Vingt ans après la finale de Ligue des champions perdue par Arsenal face au FC Barcelone (2-1), la douleur reste intacte pour Emmanuel Eboué. L’ancien latéral droit des Gunners, titulaire ce soir-là au Parc des Princes, demeure profondément marqué par cette soirée du 17 mai 2006 qui a brisé le rêve européen du club londonien.
Invaincus jusque-là en Ligue des champions et impressionnants tout au long de leur parcours, les hommes d’Arsène Wenger abordaient cette finale avec une immense confiance. Après avoir éliminé le Real Madrid des Galactiques puis la Juventus, Arsenal semblait prêt à décrocher la première C1 de son histoire. Mais tout a basculé très tôt dans la rencontre avec l’expulsion de Jens Lehmann après seulement 18 minutes de jeu.
Un tournant décisif qu’Emmanuel Eboué n’a jamais réussi à oublier. «J’y pense encore. Quand je regarde des matchs de Ligue des champions, je dis à mes amis que j’ai joué la finale. J’ai joué la finale et j’étais si près de remporter cette coupe. Je me demande pourquoi pas moi ? Pourquoi pas Arsenal ? Parce qu’à l’époque, nous étions la meilleure équipe. Nous étions la meilleure équipe et tout le monde avait peur de jouer contre nous. Mais quand nous sommes revenus dans les vestiaires à temps plein, nous avions fait de notre mieux. Même si nous avons joué à 10, nous avons fait de notre mieux, et finalement, c’est un petit détail qui a fait basculer le match. Quand on joue une finale et qu’on ne gagne pas, on est triste. Du coup, on ne s’est même pas parlé. Tout le monde pleurait. Même moi. Je pleurais comme un bébé parce que je voulais gagner le titre», a confié l’ancien international ivoirien à SunSport avec BetMGM.
Dans la confusion de l’action ayant conduit au carton rouge de Lehmann, Samuel Eto’o avait vu un but refusé après un coup de sifflet préalable de l’arbitre. Un épisode qui reste encore aujourd’hui une source de frustration pour les anciens Gunners. «Nous avons tous dit à l’arbitre : laissez le jeu se dérouler ainsi, validez le but et laissez ensuite Lehmann jouer. Il nous a dit qu’il était désolé car il avait déjà sifflé avant de marquer. C’est pourquoi il a sorti le carton rouge. Mais en tant que joueur, quand on dispute une finale, on veut jouer jusqu’au bout. Quand on reçoit un carton rouge, on prie d’abord pour la victoire de l’équipe. Jens était vraiment très triste car il savait que s’il n’avait pas reçu ce carton rouge, nous aurions gagné le match. Soyons honnêtes», a-t-il ajouté.
Malgré ce scénario cruel, Arsenal avait trouvé les ressources pour résister et même ouvrir le score grâce à Sol Campbell avant la pause. Mais l’infériorité numérique a fini par peser dans le dernier quart d’heure. Samuel Eto’o puis Juliano Belletti ont finalement renversé la rencontre et offert la victoire au FC Barcelone. Pour Eboué, le vestiaire après le coup de sifflet final reste un souvenir encore plus douloureux que le match lui-même. «Quand on est revenus, on ne se parlait même pas. Tout le monde pleurait. Même moi. Je pleurais comme un bébé parce que je voulais gagner ce titre», a-t-il répété avec émotion.
L’ancien défenseur se souvient également d’une autre image forte de cette finale : la sortie prématurée de Robert Pirès, sacrifié par Arsène Wenger après l’expulsion de Lehmann afin de faire entrer le gardien remplaçant Manuel Almunia. «Quand nous avons reçu le carton rouge, j’ai vu le visage de Pirès lorsque Wenger lui a demandé de sortir. Nous jouions dans son pays. Alors vous invitez vos amis, toute votre famille. Ils sont tous venus assister au match et puis, au bout de 15 minutes, ils vous font sortir du terrain. Même si vous êtes mentalement très fort, vous seriez presque en larmes. Cette image est encore gravée dans ma mémoire. Même quand je lui parle, il nous arrive d’en parler. C’est la seule chose que je n’oublierai jamais de cette finale», a-t-il raconté.
Vingt ans plus tard, cette finale reste une immense cicatrice dans l’histoire d’Arsenal. Mais le club londonien a désormais une nouvelle occasion d’écrire son histoire européenne. Opposés au Paris Saint-Germain dans un nouveau rendez-vous majeur, les hommes de Mikel Arteta peuvent, selon Eboué, réparer symboliquement les blessures du passé. «Au final, nous avons perdu la finale et nous étions très déçus, car les gens ne savaient pas que nous étions la meilleure équipe sur le terrain et pourtant, nous avons perdu à la fin. Mais c’est un club de football, c’est la vie. Alors maintenant, je vous laisse la parole à l’équipe actuelle. S’ils gagnent, ils gagneront pour eux et aussi pour nous», a conclu l’ancien Gunner. Deux décennies plus tard, la douleur est toujours là. Mais l’espoir, lui aussi, n’a jamais quitté le cœur d’Emmanuel Eboué.