- mai 27, 2026
- Par 7buts
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Manchester United : les coulisses explosives du clash entre Cristiano Ronaldo et Erik ten Hag
Le passage de Cristiano Ronaldo sous les ordres de Erik ten Hag à Manchester United a marqué l’un des épisodes les plus tendus de l’histoire récente du club. Dans une interview accordée à The Athletic, Steve McClaren, ancien adjoint du technicien néerlandais, est revenu en détail sur les tensions qui ont opposé les deux hommes.
Selon lui, le désaccord entre le coach et la star portugaise s’est installé dès les premières semaines, autour d’une question centrale : l’exigence physique du jeu sans ballon. Erik ten Hag souhaitait mettre en place un système basé sur un pressing intense et collectif, impliquant tous les joueurs, y compris les attaquants. Une philosophie difficile à concilier avec le profil de Cristiano Ronaldo à ce stade de sa carrière.
«Erik a essayé d’imposer son style, et c’est pourquoi il était constamment en conflit avec Cristiano Ronaldo. Je lui ai dit dès le départ : « C’est lui ou toi. » Ronaldo, en général, se comportait bien. Mais il ne voulait pas faire le travail qu’Erik lui demandait. Ou il ne s’en sentait pas capable. Les consignes, quand on n’avait pas le ballon, étaient : « Retourne au milieu, et dès que tu reviens en retrait, presse en premier, puis fais un double appel, voire un triple de temps en temps »», a expliqué le vétéran entraîneur anglais de 64 ans.
«Je disais souvent à Ronaldo : “Si tu veux jouer, voilà ce que tu dois faire.” Il rétorquait : “Oh, personne ne veut presser !” Je lui répondais : “Mais ce sont tous des jeunes, ils savent presser.” C’est vrai que 11 joueurs attaquent et 11 défendent. Ce n’est pas 11 joueurs qui attaquent et 10 qui défendent. Alors je lui disais : “Tu dois courir, c’est simple, Ronaldo. Sinon, tu ne joues pas”», a poursuivi McClaren, se souvenant de la façon dont Alex Ferguson gérait CR7.
«D’autres entraîneurs ont peut-être essayé de s’adapter à Cristiano et de faire des concessions pour tirer le meilleur de lui. L’équilibre était crucial. La moitié de l’équipe disait sans doute : « Ronaldo a raison », et l’autre moitié : « Erik a raison ». Avec Ferguson, soit il avait raison, soit vous étiez mis à l’écart. Si vous n’étiez pas de son côté et qu’il le savait, vous étiez viré. C’est l’autorité, le pouvoir qu’il avait acquis au fil des années», a-t-il ajouté.
«Les problèmes qu’on avait avec Erik au début, Ferguson les avait exactement les mêmes. Il me racontait ses batailles contre tous ceux qui buvaient. Ferguson disait : «Je les combattais tous les jours, Steve.» Je répondais : «J’aurais adoré être ton adjoint à l’époque.» Je ne pense pas que j’aurais tenu le coup, mais j’aurais adoré. Ces chiffres… Sir Alex avait le temps de s’en occuper. Erik, lui, n’avait pas cette chance. D’une certaine manière, je peux le croire. Mais à d’autres égards, c’est impossible, car il a gagné la Coupe de la Ligue et la FA Cup», a-t-il conclu.