Gareth Bale dévoile les secrets du Real Madrid : Cristiano, Zidane, Ancelotti… il balance tout

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Ancienne figure majeure du Real Madrid, Gareth Bale s’est livré sans filtre lors de son passage dans le podcast Stick to Football de Sky Sports. Aux côtés de plusieurs anciennes gloires anglaises comme Ian Wright, Gary Neville et Paul Scholes, l’ancien international gallois est revenu sur de nombreux moments marquants de son aventure madrilène : la gestion du vestiaire, ses entraîneurs, la fameuse «BBC» ou encore sa relation compliquée avec la presse espagnole.

Interrogé sur le récent départ de Xabi Alonso, Bale a livré une analyse très directe du fonctionnement du Real Madrid. Pour lui, la gestion humaine est plus importante que la tactique dans un club où les joueurs possèdent un poids considérable. «Je n’ai pas été surpris par le limogeage de Xabi. Au Real Madrid, si vous en faites trop, les joueurs vous rejettent… Il faut simplement être un grand entraîneur, pas forcément un stratège exceptionnel», a-t-il expliqué.

Le jour où Manchester United a tenté de le signer

Avant de rejoindre le Real Madrid en 2013 pour un transfert record, Gareth Bale aurait pu prendre une autre direction. Alors qu’il brillait sous le maillot de Tottenham, Manchester United était également très intéressé. «Manchester United et le Real Madrid étaient les deux clubs intéressés. En fait, ils ont fait une offre supérieure à celle du Real. J’ai parlé avec David Moyes, qui était l’entraîneur à l’époque… mais mon cœur était à Madrid», a révélé le Gallois. Son rêve était clair : porter le maillot blanc du Real Madrid.

Florentino Pérez et l’obsession de la Ligue des champions

Bale a également raconté l’importance de la Ligue des champions dans la culture du club madrilène et l’ambition permanente de Florentino Pérez. «Le Real Madrid accorde la priorité à la Ligue des champions. Le président est présent la veille du match et il ne faut surtout pas le décevoir. Il est passionné de football, il aime être sous les projecteurs et il souhaite laisser une trace dans l’histoire. C’est ce qui fait de lui le meilleur président de l’histoire du Real Madrid», a-t-il déclaré.

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La BBC, une attaque légendaire

Au Real Madrid, Bale a formé avec Cristiano Ronaldo et Karim Benzema l’un des trios offensifs les plus redoutables de l’histoire récente du football. «On se comprenait parfaitement. Karim était très calme, surtout avec Varane et les Français. On jouait bien ensemble, tout semblait fonctionner à merveille. C’était naturel ; on ne travaillait pas beaucoup la tactique», a raconté Bale. Il a aussi évoqué l’évolution de Cristiano Ronaldo au fil des saisons : «Cristiano ? Il était plus élégant à United. Il a commencé à marquer deux ou trois saisons après mon arrivée. Il était tellement motivé qu’il ne pensait qu’à ça : marquer des buts.» Et lorsqu’on lui demande qui était le plus rapide dans l’équipe, Bale répond avec humour : «Cristiano dirait le contraire… mais moi, je dirais que c’était moi.» Il a ajouté : «Le plus difficile dans le football, c’est de marquer des buts, et Cristiano y parvenait. Quand il entrait en jeu, on sentait qu’il allait marquer, et cela donnait toujours confiance.»

Sergio Ramos, le vrai patron du vestiaire

Dans un vestiaire rempli de leaders, Bale n’hésite pas une seconde lorsqu’il s’agit d’identifier le véritable patron de l’équipe : Sergio Ramos. «Le leader ? Ramos. Sans aucun doute, le plus grand leader. Cristiano était un leader à part entière, mais le leader de l’équipe, c’était clairement Ramos.» Il se souvient également de ses premières années à Madrid. «Avec qui ai-je le plus joué ? Ramos ou Cristiano ? Ramos était très bruyant, très expressif et parlait espagnol, alors au début, je n’y comprenais rien. C’était un vrai capitaine.» Parmi les joueurs qui l’ont marqué figure aussi Dani Carvajal, arrivé la même année que lui en provenance du Bayer Leverkusen. «Carvajal ? Il est arrivé en même temps que moi. C’est un vrai bulldog : même s’il joue mal, il n’arrête pas d’attaquer. Il leur a été très utile.»

Zidane ou Ancelotti : Bale tranche

Bale a également comparé les méthodes de ses deux entraîneurs majeurs au club : Carlo Ancelotti et Zinedine Zidane. «Zidane et Ancelotti ? Zidane était très respecté pour ce qu’il était en tant que joueur. Le style de management de Carlo était le meilleur ; même quand on ne jouait pas, il nous traitait comme ses meilleurs amis. Il avait ce don de mettre tout le monde de bonne humeur et de donner le meilleur de soi-même. Je l’ai déjà dit : au Real Madrid, l’important n’est pas d’être l’entraîneur, mais de gérer les joueurs ; bien sûr, il y a des aspects tactiques, mais ça ne doit pas être omniprésent.» Il décrit un entraîneur capable d’allier proximité et exigence. «Ancelotti était comme un meilleur ami. Mais il avait un côté particulier : si on ne s’entraînait pas bien… il était impitoyable. Pareil à la mi-temps, mais il avait trouvé le juste milieu.»

Concernant Zidane, Bale évoque une approche beaucoup plus simple. «Zidane ? Il ne s’occupait pas beaucoup de tactique, on faisait le strict minimum : entraînement, possession, tirs, et c’est tout. Un quart d’heure de tactique défensive. Mais il a gagné le respect par ses qualités de joueur. Il participait aux entraînements, il m’en omettait même.» Au moment de trancher, le Gallois ne laisse aucun doute : «Le meilleur entraîneur avec lequel j’ai travaillé ? Carlo Ancelotti.»

Modric, Kroos et le talent d’Isco

Parmi les joueurs qui l’ont le plus impressionné, Bale cite Luka Modric et Toni Kroos. «Ils ne perdaient jamais le ballon», a-t-il simplement résumé. Il évoque également Isco, qu’il compare presque à Zidane : «Sur un terrain plus grand, il aurait peut-être eu un peu plus de mal, mais en match à effectif réduit, c’était différent. C’est le joueur qui ressemble le plus à Zidane que j’aie jamais vu». En revanche, Bale regrette que la carrière madrilène d’Eden Hazard ait été freinée par les blessures. «Les joueurs de Chelsea diraient la même chose. Il s’est blessé à la cheville et ne s’en est jamais complètement remis», a-t-il expliqué.

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La polémique du golf et sa relation avec la presse

Très critiqué durant ses dernières années à Madrid pour sa passion du golf, Bale estime que cette image a été largement amplifiée. «La presse espagnole a inventé cette histoire de golf. J’y jouais une fois toutes les deux ou trois semaines. Mais ils ont inventé que je ne faisais que jouer au golf. Or, non, je suis toujours resté professionnel. J’aurais pu le nier ouvertement, mais je ne pense pas que cela aurait été correct», a-t-il assuré. Le Gallois explique également avoir souffert de son rapport avec les médias espagnols. «Je voulais juste jouer au football, rentrer chez moi et retrouver ma famille. Je crois qu’à Madrid, on attend de vous que vous donniez des interviews et que vous soyez une star, mais ce n’était pas mon cas. Je me suis senti attaqué par la presse, bien plus que je n’aurais dû l’être. Mais je n’ai pas changé et je suis resté ferme», a conclu Gareth Bale.

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