Un journaliste attaque Zinedine Zidane avant les Bleus

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L’arrivée imminente de Zinedine Zidane sur le banc de l’équipe de France suscite un immense enthousiasme chez les supporters. Mais tout le monde ne partage pas cet emballement. Pierre Ménès, lui, affiche ouvertement ses réserves envers l’ancien entraîneur du Real Madrid, tout en assurant qu’il jugera son travail avec impartialité.

Le journaliste reconnaît sans difficulté le génie du joueur qu’a été Zidane, mais il se montre beaucoup plus critique envers l’homme. «Si je trouve cette sacralisation quasi permanente de Zinedine Zidane ? Je pense qui me font le plaisir de me suivre depuis un moment savent toutes les réserves que j’ai sur le personnage de Zidane, et évidemment pas sur le joueur. Mais sur le personnage, voire sur l’homme Zidane. C’est quelqu’un que je n’apprécie pas, et qui me le rend bien. Maintenant, ce n’est pas ça qui m’empêchera de juger ce qu’il fera à la tête de l’Équipe de France avec objectivité. Mais il est évident qu’en France, c’est Saint Zizou, et tout ce qu’il fait est nécessairement formidable et touché du sceau du génie. (…) Il est évident que depuis son triomphe avec le Real Madrid et ses trois Ligues des champions consécutives, il est sur le côté, ce qui évidemment en France s’appelle la jurisprudence Simone Veil, c’est-à-dire moins tu en fais, moins tu as de pouvoir, plus tu es populaire», a-t-il déclaré sur sa chaîne YouTube.

«Il va être confronté à la réalité»

Pierre Ménès estime toutefois que la nomination de Zidane le confrontera désormais aux réalités du terrain. Selon lui, le futur sélectionneur devra rapidement apporter des réponses aux différents chantiers qui attendent les Bleus. «Ça a renforcé encore plus son aura le fait de ne rien faire. Là, il va être confronté à la réalité des choses, à la réalité de l’Équipe de France, au problème de gardien, au problème des latéraux, au problème du milieu… Ça va être à lui de trouver les solutions. Il va falloir qu’il les trouve, qu’il fasse déjà aussi bien que Didier Deschamps, et c’est tout le mal que je souhaite aux Bleus. Parce que moi, franchement, que Zidane soit sélectionneur de l’Équipe de France ou pas, je n’en ai rien à cirer. Ce qui m’intéresse, c’est que l’Équipe de France continue à être performante, et brille dans les tournois auxquels elle participe. Les deux derniers tournois c’est deux demi-finales. Moi, je veux bien qu’on commence à galvauder des places en demi-finale, mais on ne se souvient quand même pas d’où on vient», a-t-il ajouté.

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