L’arrivée de Zinédine Zidane à la tête de l’équipe de France continue de faire réagir. Officiellement présenté ce mardi au siège de la Fédération française de football (FFF), l’ancien entraîneur du Real Madrid succède à Didier Deschamps avec l’ambition d’ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire des Bleus. Si certains observateurs appellent à la prudence, Daniel Riolo, lui, ne cache pas son enthousiasme.
Lors de sa première conférence de presse en tant que sélectionneur, Zinédine Zidane a confirmé que diriger l’équipe de France représentait son objectif depuis son départ du Real Madrid en 2021. «C’est une continuité, quelque part un rêve. J’ai eu des propositions pendant ces 4-5 dernières années pour reprendre un club. Je les ai toutes refusées pour l’équipe de France. C’était la seule chose que je voulais faire après le Real Madrid. Je l’ai connue gamin, j’ai commencé minime, j’ai franchi toutes les étapes jusqu’aux A. C’est le summum. Je vais tout donner pour que cette équipe continue à gagner. C’est une joie immense. Je suis heureux de ce qui m’arrive aujourd’hui, de pouvoir devenir le sélectionneur de l’équipe de France. Je me contiens mais j’ai beaucoup d’émotions en moi. Je suis prêt pour le défi», a déclaré le champion du monde 1998.
Daniel Riolo ne comprend pas les critiques
Si la nomination de Zidane enthousiasme une grande partie du football français, certains consultants, comme Maxime Chanot, ont exprimé leurs réserves, estimant que l’ancien numéro 10 prenait un risque en acceptant ce poste. Un scepticisme que Daniel Riolo ne partage absolument pas. «Je ne comprends même pas qu’on puisse faire la fine bouche ou qu’on puisse dire qu’il prend des risques. Je ne comprends pas la moindre réserve sur l’arrivée de Zidane. C’est un énorme moment. Ça ne veut pas dire qu’il va réussir, que ça va être fantastique, qu’il va gagner la Coupe du monde, qu’il va gagner le prochain Euro. C’est juste une légende du foot français qui prend les Bleus, on est content», a lancé le journaliste de RMC dans l’After Foot.
Pour Riolo, cette nomination était attendue depuis plusieurs années. «Avec son débit, Zidane dit les choses. C’était le rêve de sa vie, on n’apprend rien. On savait qu’il voulait le poste depuis des années. Il s’était quand même mis en retrait du football en attendant ce poste. Il a même attendu un petit peu plus que ce qui était prévu si on n’avait pas eu la petite tambouille Le Graët-Deschamps. On l’aurait peut-être eu un petit peu plus tôt. Il a dû attendre un peu plus, et puis maintenant il a son poste. Tout le football français l’attendait, c’est un grand moment. Je suis absolument ravi, c’est une nouvelle absolument formidable», a-t-il ajouté.
«Zidane a une aura tellement puissante»
Le journaliste est désormais impatient de voir comment les internationaux français réagiront sous les ordres de leur nouveau sélectionneur. Selon lui, l’immense prestige de Zidane pourrait d’abord impressionner certains joueurs. «Zidane a une aura tellement puissante que les joueurs vont se donner sans retenue. Mais de toute façon, ils le faisaient également avec Deschamps. Avec Zidane, peut-être qu’il y aura comme Maradona avec l’Argentine où les joueurs étaient un peu inhibés, comme s’ils ne voulaient pas mal faire devant lui. On avait eu la même chose à l’époque avec Platini. Zidane ne fera pas cette erreur d’abord parce qu’il a une vraie expérience comme entraîneur. Donc le rapport aux joueurs, il le connaît. Mais il peut y avoir une légère inhibition de certains joueurs qui vont se dire : « Oh là là, il y a la légende qui est là ». Il va falloir qu’il les libère par rapport à ça», a expliqué Riolo.
Enfin, le chroniqueur rappelle que l’essentiel sera jugé lors des grandes compétitions et non pendant les matchs de préparation. «Après, pour le reste, révolution sur le jeu et tout, je n’attends pas ça. J’attends qu’on aille à l’Euro et puis qu’on soit représenté par une belle équipe avec un sélectionneur qui est une légende du foot. L’excitation de voir Zidane en équipe de France, il faudra également la calmer parce que je me souviens que j’étais excité comme ce n’est pas permis quand Platini avait pris l’équipe de France. On avait fait une campagne de qualifications avec que des victoires. Vous imaginez bien qu’on est arrivé à l’Euro très confiants. Le tournoi est arrivé et on est sortis au premier tour. Donc, légende ou pas légende, campagnes de qualifications et matchs amicaux ne suffisent pas : c’est le grand tournoi qui comptera. On verra le jeu qui sera proposé à ce moment-là», a conclu Daniel Riolo.


