Vente de la Coupe du monde : Infantino défend son projet et répond aux nombreuses critiques

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Face à la fronde grandissante contre son projet de commercialisation de la Coupe du monde, Gianni Infantino est sorti du silence. Le président de la FIFA a défendu l’ouverture du capital de FIFA Forward Enterprise (FFE) à des investisseurs privés, assurant qu’il ne s’agit en aucun cas d’une obligation pour les fédérations membres, mais d’une opportunité destinée à accélérer le développement du football mondial.

Depuis l’annonce du projet, l’UEFA, plusieurs fédérations, les Clubs de football européens (EFC), les Ligues européennes (EL) ainsi que plusieurs responsables politiques ont exprimé leurs inquiétudes. Malgré cette contestation, le dirigeant italo-suisse reste convaincu du bien-fondé de sa réforme.

«Une opportunité, pas une obligation»

Dans une vidéo publiée sur le site officiel de la FIFA, Gianni Infantino a insisté sur le caractère facultatif de la proposition soumise aux 211 fédérations membres. «La vérité, c’est qu’il s’agit d’une proposition. Cela s’inscrit dans le cadre d’un processus de consultation démocratique et, surtout, c’est une opportunité, pas une obligation», a affirmé le président de la FIFA.

L’instance mondiale souhaite lever jusqu’à 4,2 milliards de dollars en cédant des participations minoritaires dans FIFA Forward Enterprise, une nouvelle filiale qui regroupera les droits commerciaux de ses principales compétitions. Selon la FIFA, cette réforme permettra de porter les investissements consacrés au développement du football à plus de 10 milliards de dollars au cours des prochaines années.

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Infantino défend une évolution logique

Le patron de la FIFA estime que cette initiative s’inscrit dans la continuité des réformes engagées depuis son arrivée à la tête de l’organisation. «La FIFA a connu une transformation profonde ces dix dernières années, avec d’importantes réformes de sa gouvernance et un développement majeur de ses activités et compétitions. Renforcer l’aspect commercial du football est la suite logique de cette évolution. C’est pourquoi nous sommes convaincus que cette proposition permettra de libérer tout le potentiel de ce sport aux quatre coins du monde», a expliqué Gianni Infantino.

Le projet prévoit que la FIFA conserve 100 % du contrôle de la gouvernance du football, des compétitions, du calendrier international et de toutes les décisions sportives. Les investisseurs privés ne détiendraient que des participations minoritaires, sans aucun pouvoir opérationnel.

«Libérer un potentiel commercial inexploité»

Pour Gianni Infantino, cette réforme permettra de mieux exploiter les revenus générés par le football au bénéfice des fédérations. «Nous allons ainsi libérer un potentiel commercial jusqu’ici inexploité. Seule une infime partie de la valeur commerciale croissante du football parvient aux acteurs qui en ont le plus besoin. La capter exige des compétences et des connaissances supplémentaires», a-t-il souligné.

La FIFA prévoit ainsi d’augmenter considérablement les aides versées aux associations nationales dans le cadre du programme FIFA Forward. Le financement par fédération passerait de 8 millions de dollars actuellement à 20 millions de dollars pour le cycle 2027-2030, puis à 22 millions entre 2031 et 2034 et enfin à 24 millions entre 2035 et 2038.

«Le football ne changera pas»

Malgré les nombreuses critiques, Gianni Infantino a voulu rassurer les supporters et les acteurs du football. «C’est une occasion en or de dynamiser le développement du football à l’échelle mondiale. Mais, encore une fois, il ne s’agit que d’une proposition, pas d’une obligation. Nous avons le devoir d’être présents pour en discuter avec tout le monde», a-t-il déclaré. Avant d’assurer que «le football ne changera pas» malgré cette nouvelle structure commerciale.

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Le président de la FIFA a également mis en avant les résultats obtenus grâce au programme FIFA Forward au cours de la dernière décennie. «Les bénéfices de cet investissement continu sont déjà visibles : une décennie de soutien via FIFA Forward a permis à des pays comme le Cap-Vert, Curaçao, la Jordanie et l’Ouzbékistan d’accéder à la Coupe du monde pour la première fois. Nous voulons contribuer à l’émergence des prochains « Cap-Verts »», a-t-il affirmé.

Une forte opposition demeure

Malgré ces explications, la contestation ne faiblit pas. L’UEFA a évoqué une «opposition importante et croissante» au projet, tandis que les Clubs de football européens (EFC), les Ligues européennes, plusieurs fédérations nationales et des responsables politiques continuent de réclamer davantage de transparence.

Selon The Times, «Gianni Infantino a accordé un délai de 53 jours aux 211 fédérations membres pour se prononcer sur cette réforme. Pour concrétiser son projet, la FIFA travaillerait avec la banque JP Morgan, tandis que Thrive Capital, société fondée par Joshua Kushner, figure parmi les investisseurs susceptibles de participer à cette nouvelle aventure commerciale».

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