L’arrivée de Zinédine Zidane à la tête de l’équipe de France continue de faire réagir. Quelques jours après sa présentation officielle comme successeur de Didier Deschamps, l’ancien entraîneur du Real Madrid suscite déjà beaucoup d’attentes. Son ancien coéquipier Éric Carrière s’est d’ailleurs montré très enthousiaste, tout en glissant une pique remarquée à Raymond Domenech.
Officialisé le 28 juillet par la Fédération française de football, Zinédine Zidane prendra ses fonctions avec une immense attente autour de lui. Ses premiers matches à la tête des Bleus sont programmés en septembre, mais les observateurs imaginent déjà ce que sera son management.
Éric Carrière encense Zidane… et tacle Domenech
Dans un entretien accordé à L’Équipe, Éric Carrière a dressé un portrait très élogieux de son ancien coéquipier, mettant en avant ses qualités humaines et sa manière de gérer un groupe. «Zidane aime les gens, sans distinction sociale. Et il connaît les gens, sur lesquels il se trompe rarement. Il ne considère pas les joueurs comme les outils de sa réussite, au service de son CV. Il a juste envie que les joueurs s’éclatent. Zidane n’est pas le mec à se mettre au centre de tout. Je ne vois pas Zinédine écrire un journal intime sur sa personne pendant une Coupe du monde par exemple», lance-t-il, dans une allusion à Raymond Domenech.
Carrière estime que Zidane saura traiter tous les joueurs avec le même respect, qu’ils soient titulaires ou remplaçants. «Il va dire bonjour à un titulaire et à un remplaçant de la même façon et ce n’est pas un détail. Mais il sait aussi que manager Cristiano Ronaldo sans le considérer à sa juste valeur est impossible. Je le vois plus comme un super manager, oui. Mais avec des exigences. Il a été capable de dire à Gareth Bale qu’il ne cochait pas les bonnes cases et n’entrait pas dans ses valeurs. Et Bale n’a plus joué.», a-t-il poursuivi.
«On a de la chance»
Pour Éric Carrière, la succession entre Didier Deschamps et Zinédine Zidane représente une continuité au plus haut niveau. «Oui. Zidane, c’est comme Platini, Pelé ou Maradona, ce sont des marques. Les jeunes ne vont pas regarder les vidéos d’Éric Carrière, mais celles de Zidane, oui. Il a été un grand joueur, quelqu’un qui a sans cesse résolu les problèmes des équipes dans lesquelles il jouait. Zidane, quand il faisait un petit pont, c’était pour faire gagner vingt mètres à l’équipe, pas pour se faire plaisir, ce n’était pas Neymar. Et ça, il l’a gardé comme entraîneur.», a-t-il expliqué. L’ancien milieu de terrain conclut en comparant les deux derniers sélectionneurs des Bleus. «Après, il sera jugé sur l’efficacité, comme les autres, sans privilège. Mais Zidane est comme Didier Deschamps, c’est une bête de compétition. Ce sont deux monstres, dont le regard devient animal quand le résultat est en jeu. On a eu Deschamps et là on a Zidane. On a de la chance.», a-t-il ajouté.
Zidane n’avait qu’un seul objectif
Lors de sa présentation officielle, Zinédine Zidane avait lui-même confirmé qu’il avait repoussé plusieurs offres ces dernières années pour attendre l’équipe de France. «J’ai toujours regardé cette équipe comme un futur entraîneur. Je n’ai pas pris un club pour cette raison. La seule chose que je voulais faire après Madrid était l’équipe de France. J’aurais pu prendre un projet pendant trois ans car ‘DD’ était là. Il a pris cette décision en janvier 2025, dès le lendemain je savais que je voulais être le suivant. On s’est rencontrés avec le président et l’accord a été scellé.», a-t-il conclu.


